Comte de Grignan

Définition et enjeux

Pierre Clément Revue des Deux Mondes

Ainsi, malgré son âge, le comte de Grignan survivait à la plupart de ceux avec lesquels sa vie s’était écoulée. On a vu qu’il s’était signalé devant Toulon à l’âge de soixante-quinze ans. À partir de ce moment, aucune particularité ne marque plus sa vie. Tous les ans, il ouvrait l’assemblée des communautés, disposait de son mieux les esprits des députés à se montrer libéraux, et obtenait sans difficulté réelle (il n’y avait plus eu de résistance sérieuse depuis les lettres de cachet de 1673) le don gratuit réclamé par le roi.
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Portrait de Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné Marie de Rabutin-Chantal, marquise de Sévigné Lettres de Madame de Sévigné/Édition Monmerqué…

Le comte de Grignan, dès qu’il prit possession de son autorité, fut extrêmement offusqué par l’importance et le crédit de l’évêque. Avant même l’arrivée de madame de Grignan en Provence, madame de Sévigné, qui avait déjà su gagner la confiance de son gendre, commença à lui donner d’utiles conseils. Avec son esprit sage et conciliant, elle lui écrivit pour le calmer et pour le mettre en garde contre les manières des provinces, « où l’on prend plaisir à nourrir les divisions [289] . »
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Louis Jean Nicolas Monmerqué Inauguration de la statue de Madame de Sévigné à Grignan (1858)

Grignan n'était d'abord qu'une simple baronnie ; il fut érigé en comté, en 1550, parle roi Henri II, en faveur de Louis Adhémar de Monteil, lieutenant de roi en Provence, dont la fille, Blanche Adhémar, héritière à défaut de mâles, apporta la terre de Grignan à son mari Gaspard de Castellane. Cette maison s'éteignit, dans le dix-huitième siècle, en la
personne du comte de Grignan, gendre de Mme, de Sévigné, décédé sans postérité mâle.
Source : Gallica

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