Résumé

Louis Jean Nicolas Monmerqué Inauguration de la statue de Madame de Sévigné à Grignan (1858)

Du piédestal de la statue de Mme de Sévigné sort une double fontaine.
A celui qui, jadis, sous ces créneaux antiques, De ses lais amoureux caressait les portiques, A Guilhem Adhémar (1) , l'illustre troubadour, Revenait tout l'honneur de chanter en ce jour ; Mais puisque autour de nous ses cordes font silence, Aux brises des vallons qui charmaient mon enfance, Je veux, barde timide, emprunter des accents Sur ce sol fleuronné de blasons éclatants, Qu'il suffit de frapper pour qu'une gloire en sorte.
Sévigné du génie a grossi la cohorte ; Si Grignan savoura les fruits des derniers ans.
Source : Gallica

Louis Jean Nicolas Monmerqué Inauguration de la statue de Madame de Sévigné à Grignan (1858)

Messieurs, Il y a bientôt deux cents ans qu'une femme remarquable entre les plus célèbres par l'éclat de ses vertus, les grâces de son esprit et un mérite extraordinaire, venait souvent demeurer dans l'antique château dont les ruines couronnent le sommet de votre ville. Elle avait marié Madeleine de Sévigné, sa fille, justement appelée la plus jolie fille de France, au comte de Grignan, de l'ancienne maison des Adhémars, qui, peu après son mariage, fut nommé lieutenant de roi et gouverneur de votre belle Provence.
Source : Gallica

Louis Jean Nicolas Monmerqué Inauguration de la statue de Madame de Sévigné à Grignan (1858)

De là nous aperçûmes la ville de Grignan et son château groupés ensemble. On peut facilement s'imaginer de quel intérêt a été cette première vue pour un éditeur des lettres de Mme de Sévigné. C'est là, me disais-je, qu'habitait cette belle comtesse de Grignan, sur laquelle Mme de Sévigné reportait involontairement toutes ses pensées ; c'est là que l'illustre épistolaire a longtemps vécu, et qu'elle a succombé à sa dernière et fatale maladie; c'est là qu'elle repose,
loin des cendres de sa famille
Source : Gallica

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