Marcel Dhanys

Élements biographiques

Marcel Dhanys Le roman du grand Condé (1908)

J'ai senti tressaillir mon coeur d'une joie mauvaise. Ah ! de quel grand amour il doit m'aimer pour que son coeur puisse ainsi rester fermé à son fils premier né, pour qu'il ose braver son père en laissant sa lettre sans réponse. Ce silence ne dit-il pas bien haut qu'il est inébranlable dans son désir de rompre une union abhorrée parce qu'elle fut imposée par la contrainte ?
Que l'espoir est prompt à revivre en mon âme, ou plutôt qu'il est lent à mourir ! Je crois toujours en lui, en son amour, en ses promesses. Rien, non rien ne pourra
prévaloir contre notre amour, pas même...
Source : Gallica

Marcel Dhanys Sur les marches du trône (2e éd… (1901)

Si le Roi m'aimait! Je sais bien que cela est impossible : personne ne m'aime, moi, personne ne m'a jamais aimée.
Mais si je l'aimais, moi ! Il est si beau, il a une grâce si noble et si fière qui le met si fort audessus des premiers de sa Cour, que je m'étonne qu'une femme qui a vu le Roi puisse jamais aimer un autre homme.
Mais Dieu merci ! je n'aime pas le Roi. J'entends d'ici les railleries de toute la Cour si l'on me pouvait croire assez audacieuse pour oser élever ma pensée jusqu'au Roi. Il serait, lui, le premier à se rire de cet amour.
Source : Gallica

Marcel Dhanys Monsieur de Voltaire précepteur de Marie Corneille (1912)

Comme un jeune palmier, levant sa noble tête, Sous l'ombre paternelle affronte la tempête, Rival du cèdre altier qui règne sur les monts; Si ton nom fut le mien, et si mon sang t'anime Lève un front magnanime : Ma race peut marcher rivale des Bourbons.
Dis-lui, (c'est de mon oncle Voltaire qu'il s'agit) :
Dis-lui que si Mérope eût devancé Chimène, De son chaos obscur dégageant Melpomène, Sans doute il eût brillé de l'éclat dont j'ai lui; S'il eût été Corneille, et si j'étais Voltaire, Généreux adversaire, Ce qu'il fera pour toi, je l'eusse fait pour lui.
Source : Gallica

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