Résumé

Marcel Dhanys Monsieur de Voltaire précepteur de Marie Corneille (1912)

Comme un jeune palmier, levant sa noble tête, Sous l'ombre paternelle affronte la tempête, Rival du cèdre altier qui règne sur les monts; Si ton nom fut le mien, et si mon sang t'anime Lève un front magnanime : Ma race peut marcher rivale des Bourbons.
Dis-lui, (c'est de mon oncle Voltaire qu'il s'agit) :
Dis-lui que si Mérope eût devancé Chimène, De son chaos obscur dégageant Melpomène, Sans doute il eût brillé de l'éclat dont j'ai lui; S'il eût été Corneille, et si j'étais Voltaire, Généreux adversaire, Ce qu'il fera pour toi, je l'eusse fait pour lui.
Source : Gallica

Marcel Dhanys Monsieur de Voltaire précepteur de Marie Corneille (1912)

Pour ce qui est de moi, je n'ai pas trop mal jargonné mon rôle de Martine. L'oncle m'a dit: — Ça, ma nièce, savez-vous bien que vous êtes une précieuse recrue pour le tripot. Vous n'avez pas le nez tourné au tragique, mais vous jouerez les Marthon, les Lisette, les Colette à la perfection. L'oncle m'appelle ma nièce quand il est content de moi; Chimène par raillerie quand je fait preuve d'ignorance; Cornélie quand je l'impatiente !
Source : Gallica

Marcel Dhanys Monsieur de Voltaire précepteur de Marie Corneille (1912)

Maman Denis a protesté d'abord, disant que puisqu'il ne pouvait la souffrir près de lui pendant son travail, il était injuste qu'il m'y souffrît moi-même.
— Eh comment, — lui dit l'oncle, vous pourrais-je souffrir? Je ne dicte pas une phrase que vous ne m'interrompiez par trois questions oiseuses et quatre remarques saugrenues ; notre Chimène, au contraire, penchée sur son ouvrage garde un paisible silence.
Si l'oncle n'aime pas à être interrompu quand il travaille par les bavardages des grandes personnes, il endure, avec la plus admirable patience les pires importunités des enfants.
Source : Gallica

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