Résumé

Procès des accusés du complot de Neuilly devant la cour d'assises de la Seine… (1836)

Huillery est, selon le témoin, celui qui, avec Hubert, a proféré le plus d'injures.
HUILLERY. — J'ai un assez bel avenir devant moi pour ne pas demander à un commissaire de police un pistolet pour me détruire.
HUBERT. — Moi, je n'insulte pas les ennemis du peuple, je les méprise en gardant le silence,
Me MOULIN. — Je ferai remarquer que la mémoire revient à ces messieurs bien à propos et bien tardivement : dans l'instruction le témoin n'a pas prononcé le nom d'Hubert.
Source : Gallica

Procès des accusés du complot de Neuilly devant la cour d'assises de la Seine… (1836)

D. Boireau, vous persistez à dire que vous ne connaissez pas Delont?
R. Je n'ai jamais connu Delont ; je ne l'avais pas vu avant de le trouver à la Conciergerie.
D. Dulac, avez vous été chez Rossignol ?
DULAC. — Jamais je ne l'ai vu ; je n'ai aussi connu Delont qu'à la Conciergerie.
BOIREAU. — Tout mon interrogatoire de la cour des pairs n'est que mensonges.
D. Vous avez demandé vous-même à M. le président de la cour des pairs à être entendu. Voici la lettre que vous lui écriviez :
A M. Pasquier, président de la Cour des pairs.
Source : Gallica

Procès des accusés du complot de Neuilly devant la cour d'assises de la Seine… (1836)

Ce qui élève une charge contre vous, c'est le récit fait à Marlin de l'arrestation opérée chez vous ; cela indique la connivence. Vous avez pu savoir que vos fils avaient des armes, et ne pas avoir assez de pouvoir sur eux pour les obliger à s'en défaire; s'ils ont refusé, vous avez pu cacher leur faute : là se borne le privilége sacré du silence d'une mère. Mais le récit des faits chez Combes, après la découverte du complot, est une charge grave contre vous.
Source : Gallica

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