Résumé

Procès de l'affaire dite complot de Neuilly… (1836)

Ceux qui viennent d'entendre un ordre d'élargissement prononcé en faveur de leurs proches, de leurs amis, n'osent, en présence de la douleur de cette malheureuse mère, manifester la joie qu'ils éprouvent.
Quelques instants se passent; les frères Chaveau, Huillerye, Husson et Hubert sont amenés par les gendarmes. Gabriel Chaveau salue l'auditoire; Husson prend son chapeau et le jette loin de lui avec colère ; Huillerye croise les bras, et Hubert sourit en faisant des signes d'intelligeuce à ses amis, puis il serre les dents et froisse un chiffon de papier qu'il tient à la main.
Source : Gallica

Procès de l'affaire dite complot de Neuilly… (1836)

En général, et dans les crimes ordinaires, il faut, pour qu'une peine soit encourue, que celui qui a conçu la pensée du crime se porte sur le lieu où il doit se commettre, qu'il y ait là un fait qui caractérise son intention; il faut, enfin., qu'il y ait commencement d'exécution.
Mais lorsqu'il s'agit, d'un complot contre la vie du roi, y contre la sûreté de l'état, il suffit que la pensée ait été conçue, concertée entre plusieurs personnes; que l'exécution en ait été arrêtée, alors le complot existe; c'est un crime. que la loi punit.
Source : Gallica

Procès de l'affaire dite complot de Neuilly… (1836)

Un délit de détention d'armes est trop peu de chose. Alors le dénonciateur se dit : il faut de ce petit délit faire quelque chose; alors je machinerai un complot, un bon complot, un complot contre la vie du Roi ; par ce moyen, j'obtiendrai de la police plus d'or que pour une dénonciation faite contre un simple détenteur d'armes, Bray est un homme qui n'a pu inventer tout cela tout seul.
Source : Gallica

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