Félix Galipaux,
Les Luguet : une dynastie de comédiens
(1929)
“ Marie Laurent ne pouvait être aux yeux de la foule que cet être sacré, faible et fort, plein de pitié, de courage, la mère... mieux : la maman ! D'ailleurs, comment le spectateur fût-il resté insensible aux accents pathétiques de cette admirable comédienne qui possédait une des plus belles voix de théâtre qu'on pût entendre, une voix d'un métal superbe, vibrant et prenant ; mais la voix, bien qu'ayant une importance capitale dans le talent d'un artiste, la voix n'est rien sans l'âme ; avec la voix, on prend les spectateurs « d'en haut », avec la pensée, on s'empare de ceux « d'en bas ». ”

