Résumé

Portrait de Félix Galipaux Félix Galipaux Petits vers sur de grands mots

Les hommes n'ont pas seuls l'amour de la Patrie, Bien que les hommes seuls aillent dans les combats ; Les femmes, de tous temps, eurent l'idolâtrie De leur pays natal. On ne les compte pas Celles qui, bravement, dissimulent leurs larmes, Voyant partir au front père, fils, frère, époux; Leur visage serein ne montre point de larmes, Elles sont sans faiblesse et cachent leur courroux.
Beaucoup voudraient pouvoir être de la bataille, A côté du mari faire le coup de feu !
Risquer la mort cent fois à travers la mitraille Pour ces femmes-héros ne serait là qu'un jeu !
Source : Gallica

Portrait de Félix Galipaux Félix Galipaux Petits vers sur de grands mots

C'est un petit gamin de Paris, un vrai mioche Qui, bien qu'ayant vingt ans, en paraît seize au plus !
Que l'on a surnommé tout de suite Gavroche : Car sa gaîté ravit les copains, les poilus !
On ne peut s'empêcher, aussitôt qu'on l'approche, De rire de ses mots, tous fins et amusants,
Au point que chacun dit de ce sacré Gavroche : « Quand on a tant d'esprit, on doit vivre cent ans ! »
Et, cependant, ce gosse a vraiment du mérite De blaguer sans arrêt, du matin jusqu'au soir, Car l'éclat d'un obus chargé de mélinite A labouré sa cuisse — et c'est horrible à voir !
Source : Gallica

Portrait de Félix Galipaux Félix Galipaux Petits vers sur de grands mots

La guerre aura du moins fait une fois encore Surgir de tous côtés des héros par milliers !
Dans la tranchée, au front, de la nuit à l'aurore, Tous besognent sans bruit, sans souci des lauriers !
Si, d'agir en vrai brave, il est pour quelque cause Empêché, le poilu trouve le mot heureux Qui, soulevant les cœurs, soudain métamorphose Son voisin trop timide en guerrier valeureux.
Source : Gallica

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