Jacques Arago,
Comme on dîne à Paris
(1842)
“ Ce qu'il faut à la Régence de notre époque, c'est ce qu'il fallait à la Régence des jours éteints, de l'air libre, du gazon odorant, des bois touffus, des chevaux infatigables de l'espace ; mais surtout les fumées d'un vin généreux, les étincelles du Champagne, les caresses et la colère de la souveraine du jour et les dettes, que je me garderai bien d'oublier. La dette ! le lion qui n'a pas de dette perd son titre de lion, c'est une brebis qui se fait tondre, un chien qui se laisse museler, un taureau sans puissance, un dominateur sans esclaves. ”
