Gabriel Ferry,
Le Coureur des bois
“ Un frisson mortel glaça un instant son cœur dans sa poitrine ; Cuchillo chancela éperdu : il lui fallait fuir une fois encore ce val d’Or, dont une fatalité semblait toujours devoir l’éloigner et n’allumer chez lui que d’insatiables désirs. Heureusement pour le bandit, la brume épaisse flottant encore au sommet de la pyramide le déroba aux regards des trois ennemis qui montaient vers lui. Quand ils arrivèrent au haut de l’éminence, Cuchillo avait pu, sans être aperçu, descendre par le versant opposé, après avoir eu le temps de reconnaître aussi dans le lointain don Estévan et sa suite. ”
