Th. Pavie, Revue des Deux Mondes
“ Les récits de la veillée avaient troublé l’imagination des péons ; au moindre bruit, au passage d’un cheval, que l’on entendait ou que l’on croyait entendre, tous se soulevaient sur le coude, prêtaient l’oreille pour discerner le bruit de l’éperon et le trot sourd sur l’herbe sèche ; une fois enfin, ce fut comme le galop d’une armée. On se jeta précipitamment sur les pistolets. Ce n’était que la plainte de la brise de nuit et le murmure des eaux ; l’œil le plus perçant n’aurait pu découvrir autre chose que la neige de la Sierra traçant une ligne blanche à travers les ténèbres. ”
