Résumé

Achille Viallate Revue des Deux Mondes tome 51, 1909

Il n’y a pas un de nos pays qui ne puisse rendre quelque service aux autres ; il n’y en a pas un qui ne puisse recevoir quelque service des autres ; il n’y en a pas un qui ne bénéficiera de la prospérité, de la paix et du bonheur de tous. » Ce même sentiment a été exprimé par les orateurs sud-américains. M. Joaquim Nabuco s’adressant à la Conférence disait : « La réunion périodique de ce corps, composé exclusivement de nations américaines, signifie assurément que l’Amérique forme un système politique séparé de celui de l’Europe, une constellation qui a son orbite distinct. »
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Achille Viallate Revue des Deux Mondes tome 51, 1909

Dire que nous sommes arrivés à un moment critique pour le prestige et le commerce nord-américains dans l’Amérique centrale et l’Amérique du Sud, — disait, il y a peu de temps, M. John Barrett, diplomate américain qui a pendant plusieurs années représenté son pays dans ces régions, — n’est pas l’affirmation d’un alarmiste ou d’un pessimiste. Jamais les nations d’Europe n’ont fait un tel effort qu’à l’heure actuelle pour développer leur commerce et leur prestige dans ces pays.
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Achille Viallate Revue des Deux Mondes tome 51, 1909

L’ambition des Américains d’exercer une hégémonie au moins morale, sinon matérielle, sur les nations du Nouveau-Monde, ancienne déjà, est considérée par eux comme une sorte de droit d’aînesse. Elle a été fortifiée par leur rapide développement, leur essor merveilleux vers la richesse, la stabilité de leur gouvernement. Les révolutions qui se sont succédé presque sans discontinuer, jusqu’à ces dernières années, dans les Républiques latines, et dont certaines d’entre elles sont encore la proie, leur ont inspiré pour ces nations un dédain mal dissimulé.
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