Germaine Durrière

Résumé

Germaine Durrière Jules Lemaître et le théâtre (1934)

Lemaître est quelqu'un sur qui il ne faudrait écrire qu'avec cette encre polychrome dont rêvait Renan pour traduire les mille nuances de la mouvante réalité ! On ne peut rien trouver de mieux enlevé, et d'une main plus experte, que L'Aînée, que La Massière et rien d'un déroulement plus harmonieux et plus logique que Les Rois. Même dans ses moins bonnes pièces, on peut être assuré de découvrir toujours des parties de chef-d'oeuvre. C'est bien justement ce qu'il y a de déconcertant en lui : comment une si rare maîtrise peut-elle s'allier à de si tangibles imperfections ?
Source : Gallica

Germaine Durrière Jules Lemaître et le théâtre (1934)

A tant remuer les cendres de cet adultère, à trop parler amour et jalousie, à s'attendrir sur Georges, elle a compris, non sans une secrète mélancolie, qu'elle a vécu jusqu'ici en marge de la passion ; ne la connaîtra-t-elle jamais ? Il suffit que son ami lui tende les bras : elle est si amollie, si désarmée, qu'elle ne songe même pas à combattre.
C'est bien entendu le coeur masculin que Lemaître a fouillé avec le plus de soins ; il a apporté dans cette dissection sentimentale le pessimisme et la franchise dont il est coutumier.
Source : Gallica

Germaine Durrière Jules Lemaître et le théâtre (1934)

C'est pourquoi sa comédie offre un intérêt d'idée, plus durable et plus estimable qu'un simple succès de scandale.
Il a pris pour objet de sa satire une période bien définie de notre histoire, celle qui correspond aux moeurs démocratiques modernes, grâce auxquelles un homme parti du plus humble milieu peut aspirer, et aboutir, aux plus hautes destinées. Plus n'est besoin, pour devenir ministre, d'être comme autrefois un vieux routier de la politique ; du talent, de l'audace et beaucoup de chance, voilà qui suffit pour se hausser d'un seul coup aux postes de commande.
Source : Gallica

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