Résumé

Jean Colin Campagne de 1793 en Alsace et dans le Palatinat… (1902)

Le 1er bataillon d'infanterie légère, qui était dans les montagnes, à Ober-Otterbach, avait été forcé par les Valaques et mis en déroute avec perte de son canon. Le brave Grammont, commandant dans la forêt de Bienwald le 1er bataillon du 93e régiment et les chasseurs du Rhin, avait été blessé cruellement ; ses troupes mises en déroute après une défense prodigieuse ; toute la gauche de l'armée, en désordre, avait repassé les lignes, consternée et abattue, et, sans courage et vigueur, ne pensait plus qu'à la retraite.
Source : Gallica

Jean Colin Campagne de 1793 en Alsace et dans le Palatinat… (1902)

En vieux militaire, il savait bien qu'un ennemi surpris et attaqué à l'improviste est toujours battu par des troupes bien inférieures. Il consulta le moral de ses soldats avant que d'entreprendre ; son détachement était de tous postes, de corps qui ne le connaissaient point, ne lui parurent pas avoir de confiance et tremblaient d'être coupés ; il ne vit pas dans ces hommes cet élan courageux qui se plaît dans les obstacles difficiles et les surmonte ; il renonça à son projet et fit sa retraite sous le canon ennemi et sans en être déconcerté.
Source : Gallica

Jean Colin Campagne de 1793 en Alsace et dans le Palatinat… (1902)

Vous le pressentez, Citoyens collègues : c'est d'égarer l'opinion publique et de livrer les lignes; aussi apprenons-nous à l'instant que Bitche est cerné et qu'on va nous couper par les gorges de Lembach et Lauterbourg ; et c'est à ce moment que la plupart des hommes de la première réquisition du Bas-Rhin viennent d'abandonner leur poste ; c'est en ce moment qu'on nous dit qu'un rassemblement se fait dans la forêt, près Haguenau ; mais notre courage ne s'affaiblira pas.
Notre constance, notre amour pour la liberté n'en sera pas moins grande, et nous périrons avec l'armée, si elle périt.
Source : Gallica

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