Résumé

Arthur Chuquet Les Guerres de la Révolution..… (1893)

Saint-Just et Le Bas avaient conquis en quelques jours un prestigieux ascendant sur le soldat qui regardait Lacoste, membre de l'ancienne mission, comme un des auteurs du désastre de Wissembourg et lui reprochait tant de destitutions prononcées par Ruamps, Borie et Niou à tort et à travers. Et vainement Lacoste affirmait que les généraux et leurs créatures avaient égaré plusieurs régiments sur son compte. Il se sentait
dans un autre sens, ou plutôt dans le sens inverse. Ce n'était point un homme méchant : il n'a fait individuellement de mal à personne.
Source : Gallica

Arthur Chuquet Les Guerres de la Révolution..… (1893)

Les Français allaient-ils s'emparer de Pirmasens, s'emparer de la vallée d'Annweiler, s'emparer de la route de Trippstadt ? Faudrait-il alors lever le siège de Landau, terminer honteusement la campagne et tromper les espérances de Wurmser qui reprocherait aux Prussiens de lui « ravir ses lauriers » ? Le duc résolut d'abandonner le Bubenhaus et, au lieu de prendre ses quartiers d'hiver derrière la Blies et l'Erbach, de se retirer par Landstuhl et Pirmasens sur sa position favorite de Kaiserslautern, au centre de toutes les communieations du pays entre Rhin et Moselle.
Source : Gallica

Arthur Chuquet Les Guerres de la Révolution..… (1893)

Ne pas engager l'armée dans des entreprises décisives, et lorsqu'il fallait en découdre, s'exécuter de mauvaise grâce, ne jamais réussir qu'à demi, ne pas user de ses avantages, épargner l'ennemi ou ne lui porter que de légers coups dont il pût se relever aisément, telles furent les instructions que Frédéric-Guillaume, Manstein, Lucchesini, envoyèrent à Brunswick.
Le duc concevait bien qu'une pareille façon de guerroyer nuisait à sa réputation, qu'elle compromettait grandement et ternissait son honneur militaire. Un général ne doit-il pas aller de l'avant et avoir cœur au métier?
Source : Gallica

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