Arthur Chuquet

Résumé

Arthur Chuquet Les Guerres de la Révolution..… (1890-1892)

Bientôt l'armée entière se disperse et s'éparpille : la cavalerie qui touchait de l'épée la muraille de Pirmasens, l'infanterie de Guillaume, la colonne de Freytag et celle de Lequoy. A une heure de l'après-midi le corps des Vosges n'est plus qu'un troupeau de fuyards. On ne peut, raconte un des vaincus, « dépeindre la terreur qui s'empare de tous: ces mêmes hommes qui, une heure auparavant, auraient franchi tous les obstacles et affronté mille morts, on les voyait maintenant épouvantés par leur ombre, par le vol d'un oiseau ».
Source : Gallica

Arthur Chuquet Les Guerres de la Révolution..… (1890-1892)

Noble comme Beauharnais et dévoué, comme lui, au système populaire, il avait obtenu, comme lui, l'éclatante et prompte récompense de son civisme. Une année lui suffit pour devenir successivement colonel, général de brigade, général de division et général d'armée. Peu d'officiers ont eu, sous la Révolution, un avancement plus rapide. Il gardait néanmoins son franc parler et osait critiquer Bouchotte. Ses lettres, qu'il termine volontiers par les mots « salut et victoire », respirent l'amour de la République, l'ardeur de combattre, le désir de sauver l'Alsace
et la confiance dans le succès.
Source : Gallica

Arthur Chuquet Les Guerres de la Révolution..… (1890-1892)

Mais ce mouvement était encore trop considérable au gré de Manstein et des ennemis de l'Autriche. On se contenta de donner un coup, un seul coup, et sans trop de vigueur. Au lieu de frapper l'adversaire avec rudesse, on se borna, pour ainsi dire, à lui faire peur. On pouvait débusquer tout le corps des Vosges, tourner et prendre son camp de Hornbach ; on attaqua simplement son avant-garde. On avait les moyens de disperser l'armée de la Moselle ; on ne fit qu'écorner l'extrémité de son aile droite, et l'on n'entama même pas l'armée du Rhin.
Source : Gallica

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