Résumé

Portrait de Charles-François Dumouriez Charles-François Dumouriez Réponse du Gal Dumouriez au rapport du député Camus… (1796)

Rien n'est plus absurde que de vouloir m'engager à ne pas perdre le fruit de mes combats et de mes victoires, dans le moment, ou, soit traître, soit Insense, on venait m'ôter le commandement de l'armée pour me traduire à la barre de la convention esclave des Jacobins, et de-là à un tribunal révolutionnaire, ou plutôt pour me livrer à des assassins apostés par échelons sur la route de Paris.
Source : Gallica

Portrait de Charles-François Dumouriez Charles-François Dumouriez Réponse du Gal Dumouriez au rapport du député Camus… (1796)

On m'objectera que j'ai voulu rétablir la royauté ; je suis bien éloigné de désavouer ce prétendu crime. Ce n'en était pas un à l'époque où une anarchie barbare faisait de la France l'empire du crime et le séjour de tous les fléaux. On avait depuis quelques mois proclamé la République ; mais ce n'était qu'une chimère, la terreur avait détruit la liberté.
Il n'existait alors qu'un seul code national qui pût servir d'appui à quiconque
entreprendrait de sauver la patrie, c'était la constitution de 1791.
Source : Gallica

Portrait de Charles-François Dumouriez Charles-François Dumouriez Réponse du Gal Dumouriez au rapport du député Camus… (1796)

Elle n'eût pas ignoré tout ce que lui cachait ce comité, composé de Jacobins, qui lui voilait ou dénaturait
tous les faits ; car cette faction hideuse craignait que la convention, connaissant la vérité, ne reprît de l'énergie, et ne secouât la tyrannie, comme elle a fait depuis.
Les sentimens furent partagés quant au jugement qu'on devait porter de la personne de Dumouriez. Les uns voyaient déjà en lui un traître décidé , les autres n'y voyaient qu'un insensé, dont les événemens contraires à ses desirs avaient absolument dérangé la cervelle.
Source : Gallica

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