Résumé

Hubert Colin Le siège de Mézières par les alliés… (1865)

Le comte de St-paul battit des mains au retour des troupes à Mézières; mais, dans les familles de la ville, la consternation était extrême ; et nous croyons que, de son côté, la Sainte-Union eut peu à s'applaudir de la sanglante conquête qu'elle venait de faire.
En effet, la France déplorait de plus en plus l'acharnement de cette lutte fratricide, dans laquelle ses enfants s'entr'égorgeaient obstinément, les uns au nom de Dieu, les autres au nom du roi. Partout les cœurs honnêtes soupiraient après la paix, maudissant ceux dont les intrigues en retardaient la conclusion.
Source : Gallica

Hubert Colin Le siège de Mézières par les alliés… (1865)

Son esprit remuant ne lui avait pas permis de rester étranger à une nouvelle conspiration ; et, même avant son départ de Mézières, où se trouvait également Cinq-Mars, il avait adhéré au projet formé par le jeune seigneur de renverser le cardinal, fût-ce même en faisant la guerre à la France !. Cinq-Mars porta sa tête sur l'échafaud, et le duc de Bouillon fut trop heureux de racheter la sienne en livrant la principauté de Sedan, qui fut enfin réunie à la France.
Ces événements n'avaient pu s'accomplir sans
aggraver la situation déjà déplorable des populations ardennaises.
Source : Gallica

Hubert Colin Le siège de Mézières par les alliés… (1865)

Mais rien n'intimida, non plus, les braves Macériens, qui répondirent immédiatement par un feu non moins vif, dirigé sur les batteries ennemies : jeunes et vieux, riches et pauvres, tous étaient prêts à mourir pour la défense de la place C'est en vain que l'incendie s'alluma sur des points différents : comme les canonniers, les pompiers se trouvaient à leur poste, et des secours efficaces, conduits par les officiers municipaux et par les chefs militaires, étaient
portés partout avec autant de rapidité que d'intelligence.
Source : Gallica

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