Philippe Nettement Introduction à l'histoire de Buonaparte… (1814)

Nous estimons justement la liberté de la presse : notre pays est le seul où l'on puisse donner à la tyrannie son véritable nom, et fournir à l'histoire les traits réels de ceux qui ont opprimé l'Europe. Le premier consul, également ambitieux de pouvoir et de renommée, ne distinguant point les moyens par lesquels il peut se procurer l'un et l'autre, ayant seulement à coeur d'asservir l'Europe, ne peut voir sans indignation l'existence d'un pays, et d'une presse qui donne aux vivants, et va transmettre à la postérité l'histoire d'une vie souillée de l'énormité du crime.
Source : Gallica

Philippe Nettement Introduction à l'histoire de Buonaparte… (1814)

On ne connaît plus en France ces sentiments élevés, cette énergie et cet enthousiasme qu'enfante l'amour de la liberté : c'est une vieille histoire que les Français se rappellent à peine. Croit-on que la discipline qui y a succédé souffrira sans se plaindre les privations et les fatigues d'une longue guerre? La première lueur d'un changement n'aura-t-elle pas dans toute l'Europe l'effet de l'étincelle électrique; et tous les coeurs ne seront-ils pas animés du désir de partager avec la Grande-Bretagne, l'honneur de détruire le destructeur de la civilisation ?
Source : Gallica

Philippe Nettement Le second retour des Bourbons, ou La fin de la Révolution… (1815)

A la Prusse, qui pleure encore l'auguste souveraine qui fut victime des outrages de ce monstre! Vous le présentiez à l'Espagne qu'il souleva toute-entière contre lui ; à cette nation généreuse qui aima mieux s'ensevelir sous les décombres de ses villes que de subir le joug de cet usurpateur ; à ce peuple aussi grand par sa bravoure, son héroïsme, son dévouement à son roi, que Buonaparte fût lâche par ses trahisons !
Source : Gallica

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