Résumé

Philippe Nettement Quelques idées sur les finances et sur les moyens d'en réparer le désordre… (1821)

ON dit que la France est ruinée, que Buonaparte a englouti la fortune publique, et qu'il a laissé les finances de l'Etat dans un désordre presque impossible à réparer. Cela est vrai, et cela est faux. Cela est vrai, si la richesse d'une nation consiste uniquement dans le signe qui la représente. Cela est faux, si elle consiste essentiellement dans les produits du sol et de l'industrie. Ne désespérons de rien sous un Gouvernement réparateur, et prouvons au peuple que le bien peut naître de l'excès même du mal.
Source : Gallica

Philippe Nettement Quelques idées sur les finances et sur les moyens d'en réparer le désordre… (1821)

Je prouve que le peuple est sauvé s'il veut être sauvé, et je demande seulement que notre Législature éclaire la Nation sur ses vrais intérêts, et j'offre à nos hommes d'Etat un grand exemple à imiter. Du moins ne pourra-t-on contester les résultats d'une longue expérience; et s'il ne nous manque que l'esprit public qui anime une nation voisine, que ce grand exemple nous serve de leçon. On ne prétendra sans doute pas que la prospérité de l'Angleterre soit fictive et illusoire
Source : Gallica

Philippe Nettement Quelques idées sur les finances et sur les moyens d'en réparer le désordre… (1821)

En conséquence tout autre commerce, toute autre industrie furent étouffés, et les vrais canaux de la prospérité publique complètement taris. La richesse d'une Nation est un grand fleuve qui doit finir par s'épuiser, si ses sources ne sont pas toujours proportionnées au déchet de ses eaux, qui vont en serpentant fertiliser les terres.
L'argent est la mesure de cette richesse, le médium nécessaire à sa conservation et à son accroissement ; et le système de Buonaparte le faisait disparaître chaque jour de la circulation.
Source : Gallica

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