Résumé

L. Wolowski Les Finances de la Russie, Réponse à quelques publicistes russes

La liberté n’agit point avec une baguette magique, et ne dispense ni d’efforts ni de sacrifices. Elle se borne à briser les entraves, pour permettre à l’homme de conquérir la destinée dont il sait se rendre digne ; elle ne dispense ses bienfaits qu’à ceux qui savent secouer les tristes traditions de l’esclavage, l’indolence et l’apathie ; elle veut des cœurs énergiques et des bras robustes ; elle exige tout un ensemble de réformes dont la Russie possède à peine le germe. Si elle n’excite point à faire plus et mieux, le mal qu’elle prétend guérir s’aggrave encore.
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L. Wolowski Les Finances de la Russie, Réponse à quelques publicistes russes

Il est vrai que le Journal de Saint-Pétersbourg nous rassure. « Les richesses nationales de la Russie sont, dit-il, toutes proportions gardées, équivalentes à celles des pays les plus favorisés. La seule différence réelle, c’est que ces richesses n’ont pas acquis le même degré d’exploitation, de développement et surtout d’imposition. » En d’autres termes, la seule différence réelle, c’est que ces richesses n’existent pas, car que sont-elles à l’état brut, quand le génie de l’homme ne les a pas encore fécondées, quand elles ne sont ni exploitées, ni développées ?
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L. Wolowski Les Finances de la Russie, Réponse à quelques publicistes russes

Le Journal de Saint-Pétersbourg et M. de Thoerner insistent sur les nécessités qu’imposent à la circulation monétaire de la Russie l’étendue de l’empire, l’absence des voies de communication et l’absence plus complète encore du crédit ; mais tout s’équilibre, et ce triste reflet de la barbarie, qui jette une ombre si épaisse sur la Russie, n’exerce-t-il point aussi quelque influence sur la formation de la richesse ? L’amour-propre national se révolte contre ces paroles : « La Russie est pauvre. »
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