Résumé

Louis Rochat Essai sur la crise financière et les moyens de la faire cesser… (1848)

Sans doute, ce sont des défiances politiques qui primitivement ont amené la crise; mais ce ne sont pas elles qui maintenant l'entretiennent. La production et la consommation, qu'une révolution inattendue a tout à coup arrêtées, n'attendent aujourd'hui, pour reprendre leur marche, qu'une vigoureuse impulsion ; c'est à l'État à la leur donner : qu'il la leur donne.
La machine économique d'une nation peut presque toujours
être perfectionnée, mais d'autant plus pourtant qu'elle l'a moins été.
Source : Gallica

Louis Rochat Essai sur la crise financière et les moyens de la faire cesser… (1848)

Créer à l'État assez de ressources pour que d'abord il ne fût pas réduit à la déplorable nécessité de suspendre ses payements, pour qu'il pût ensuite fournir à toutes les dépenses qu'une révolution ne manque jamais d'entraîner; et lui créer ces ressources, sans diminuer celles des particuliers, en les augmentant même. Pour résoudre le problème, il ne suffisait pas de déplacer, n'importe comment, le capital circulant; il fallait le multiplier. Une fois le capital circulant multiplié, on pouvait recourir soit à l'emprunt, soit à l'impôt, ou à ces deux mesures à la fois.
Source : Gallica

Louis Rochat Essai sur la crise financière et les moyens de la faire cesser… (1848)

Le capital circulant étant la mesure de toutes les valeurs et par conséquent de toutes les fortunes, quand cette mesure est gravement altérée, soit en plus, soit en moins, toutes les valeurs et toutes les fortunes le sont aussi. Le fonds monétaire d'un pays, c'est un fleuve qui doit toujours être uniforme dans son niveau et dans son cours, qui ne doit ni s'élever ni s'abaisser, ni se ralentir ni se précipiter, qui doit arroser largement sans inonder.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature