Résumé

Portrait de Auguste Jal Auguste Jal Pétition présentée par l'éditeur du journal "le Miroir"… (1821)

On n'a point dissimulé, nobles Pairs, que si l'on frappait en masse les écrits périodiques, c'était pour atteindre le nôtre. Il est donc de notre devoir de plaider une cause que notre simple qualité de citoyens nous donne le droit de défendre-, heureux de nous adresser à des hommes d'une dignité et d'une raison également supérieures, qui, au milieu des petites passions dont ils sont environnés, imposent le silence et le respect par des arrêts d'une impartiale équité.
Source : Gallica

Portrait de Auguste Jal Auguste Jal Pétition présentée par l'éditeur du journal "le Miroir"… (1821)

La censure qui, telle qu'elle est, ne saurait sympathiser avec nos moeurs, touche au ridicule par une extension démesurée : les nouvelles ouïes dissertations politiques ont des limites à peu près connues; on sait jusqu'à un certain point où il faut s'arrêter ; mais l'imagination n'a point de bornes; et si des esprits dont la supériorité n'est certes pas incontestable ont le privilége du despotisme intellectuel, il n'est donné à personne de calculer jusqu'à quel point d'aberration peuvent arriver les dictateurs delà pensée humaine.
Source : Gallica

Portrait de Auguste Jal Auguste Jal Pétition présentée par l'éditeur du journal "le Miroir"… (1821)

Il était impossible, comme on voit, de créer une catégorie plus vaste ; l'annonce et l'analyse des écrits non périodiques tombant aussi bien que les écrits périodiques eux-mêmes sous l'arbitraire censorial, c'est en réalité le domaine entier des sciences , des lettres et des arts qui est livré à la discrétion des censeurs ! Ne serontils pas nécessairement accessibles à une foule de préventions et de minces considérations ? Chacun d'eux , par la pente naturelle du coeur humain, ne cherchera-t-il pas à faire prévaloir ses idées, ses goûts, ses doctrines, ses préjugés, ses affections?
Source : Gallica

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