Résumé

A MM. les membres de la chambre des pairs… (1814-1815)

Ainsi toute responsabilité est établie , tant vis-à vis de l'imprimeur que vis-à-vis de l'auteur et de tout débitant.
Tout écrit jugé spécieux, subtil, dangereux et faux, est analyse et publiquement combattu. L'opinion générale, dans le jugement qu'elle porte , n'a point la rapidité de la flèche ni la subtilité de l'éclair. Bien sûr qu'une opinion erronée, dangereuse, sera combattue, le public attendra le jugement des sages pour l'apprécier lui même, l'admettre ou le rejeter; et la liberté de la presse par elle-même détruit ses excès.
Source : Gallica

A MM. les membres de la chambre des pairs… (1814-1815)

Est-il d'intérêt public que la presse soit libre?
Oui, s'il est d'intérêt public que la vérité se répande et s'approche du trône. La vérité est fière et ne veut pas d'entraves. La seule mauvaise foi craint la lumière. L'imprimerie est le dépôt de toutes nos connoissances, même de nos erreurs, sources des plus utiles leçons; elle est le plus .grand moyen de perfectionnement parmi les hommes, puisqu'elle enregistre toutes nos connoissances, toutes nos découvertes
Source : Gallica

A MM. les membres de la chambre des pairs… (1814-1815)

Soumettre la presse à une
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censure préalable, c'est asservir, c'est étouffer le génie, et trop souvent écraser l'innocent; tel en définitif n'est point l'intérêt public, ni la volonté du chef de l'état.
Mais seconde question:
Quels sont les abus de la liberté de la presse ?
La difficulté de constater l'imprimeur, l'auteur de tout écrit, et d'établir leur responsabilité;
L'oubli des moeurs, le mensonge, la calomnie, la provocation au désordre ;
L'émission d'opinions erronées, dangereuses, fausses, produites par l'ignorance. Allons plus loin, et supposons, par la méchanceté.
Source : Gallica

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