Résumé

A MM. les membres de la chambre des députés…

Il serait de quelque poids si, contrairement à ce qui est démontré par les faits, toutes les imprimeries regorgeant de travail, le privilège des maîtres imprimeurs était devenu entre leurs mains un moyen exorbitant de fortune ; s'ils étaient en mesure de maintenir le prix de main-d'oeuvre à un taux démesuré, et si l'initiative des travaux leur appartenait ; si les presses mécaniques avaient tout envahi, et s'il n'était pas arrivé, par la force des choses, que les ouvriers fussent restés en possession d'un grand nombre de travaux.
Source : Gallica

A MM. les membres de la chambre des députés…

Si donc aujourd'hui l'intérêt de l'avenir l'exige, bien qu'il n'y ait pas grande utilité pour le présent, si le privilége des imprimeurs doit cesser et si chacun doit être admis à la libre concurrence, que la liberté constitutionnelle ne soit pas moins équitable que le despotisme impérial; que du moins l'indemnité du brevet soit entière : ce n'est pas une faveur, c' est un droit aussi respectable qu' un principe d' économie
politique.
Source : Gallica

A MM. les membres de la chambre des députés…

C'est qu'ils savent qu'ils ont tout à perdre et rien à gagner au rétablissement d'un ordre de choses que beaucoup d'entre eux ont connu pendant vingt ans, lorsqu'il y avait dans Paris plusieurs centaines d'imprimeries. Alors les ouvriers qui, séduits par le peu de fonds que nécessite l'acquisition d'une presse et de quelques caractères, se laissaient entraîner par la perspective trompeuse de plus grands profits ou de leur émancipation, reconnaissaient bientôt par leur ruine toute la vanité de leurs espérances déçues.
Source : Gallica

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