Résumé

A Messieurs les députés des départements

On ne peut disconvenir que c'est aux efforts constans de la presse que l'on a dû la disposition des esprits pour la glorieuse révolution qui vient d'assurer les libertés de la France. Les résistances que nous n'avons cessé d'opposer à la tyrannie, les condamnations que plusieurs d'entre nous ont subies, fournissent la preuve que nous n'avons pas manqué de courage, et que nous n'avons pas refusé notre ministère contre l'oppression.
Source : Gallica

A Messieurs les députés des départements

Non , Messieurs, la presse ne manque pas de liberté. N'est-il pas à craindre, au contraire, que
( 10 ) la malveillance, profitant de la trop grande extension qu'on veut vous faire donner à l'imprimerie, ne s'en fasse une arme contre la sûreté de l'État? Les brevets une fois abolis, il sera bien plus facile d'établir des imprimeries clandestines, et de se procurer à bas prix une presse, des caractères usés. Réunis dans un lieu ignoré, ces instrumens peuvent produire des écrits dangereux, et pour la tranquillité du royaume , et pour l'honneur des citoyens.
Source : Gallica

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