Résumé

Amédée Gratiot Pétition à MM. les députés pour qu'ils sauvent l'imprimerie… (1839)

Ils seront d'autant plus forts contre vous qu'ils se souviendront que vous aurez eu peur d'eux. Ce jour-là, l'Imprimerie deviendra libre malgré vous, et ce sera l'Imprimerie qui vous imposera ses conditions. En attendant, l'Imprimerie s'épuise dans une lutte sous laquelle il lui est impossible de ne pas succomber avant peu. Plusieurs ateliers sont fermés. D'autres se fermeront demain. Un bon tiers de nos ouvriers est sans ouvrage, sur le pavé, avec le froid, avec la faim, et rêve, n'ayant rien de mieux à faire. Or, vous savez où vont les peuples avec ces rêveries fatales!
Source : Gallica

Amédée Gratiot Pétition à MM. les députés pour qu'ils sauvent l'imprimerie… (1839)

L'Imprimerie, qui ne comptait encore que deux ou trois faillites, en compte six ou sept. Dans un an (plaise à Dieu que ce ne soit pas dans quelques jours!) elle en comptera dix. Vous voyez qu'il faut mettre le doigt sur cette plaie. C'est une grande tâche, Messieurs, et digne de vous, mais une tâche qu'il faut accomplir sans retard. La question est grave : ne vous en effrayez pas. Tout ce que nous vous demandons, c'est de nous écouter jusqu'au bout. Nous qui avons en main le monopole et le privilège, nous ne voulons pas nous faire les avocats du privilège et du monopole.
Source : Gallica

Amédée Gratiot Pétition à MM. les députés pour qu'ils sauvent l'imprimerie… (1839)

On nous tue, on nous pille, on nous anéantit. Comment? Parce qu'on crée à notre porte, chez nous, adossées à nos Imprimeries, des Imprimeries rivales, dont personne n'a que faire, qui se ruinent et nous ruinent, et qui font si bien que, dans un an, ou dans deux (si l'agonie est longue!) , l'Imprimerie n'existera plus en France que de nom, et que nous aurons encore perdu, grâce à ces concessions désastreuses, l'une de nos gloires nationales !
Source : Gallica

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