Résumé

Note pour M. Dubuisson. Affaire Raspail (1876)

“ Aujourd'hui, avec la liberté de l'imprimerie, la situation n'est plus la même, l'imprimeur a perdu avec son privilége le caractère quasi-officiel qu'il lui empruntait ; il est devenu un simple industriel qui loue des caractères, des presses et des hommes pour composer; il n'a plus rien à voir dans les écrits qui sortent de ses ateliers ; du moment qu'il connaît l'auteur, qu'il l'a fait connaître à l'autorité, qu'il a déclaré le nombre d'exemplaires qu'il s'était chargé de fournir, qu'il en a fait le dépôt, il est relevé de toute responsabilité. ”
Source : Gallica

Note pour M. Dubuisson. Affaire Raspail (1876)

“ Je dis que l'imprimeur est complice factice, un complice créé par la loi, que ce n'est pas un complice réel. Et il est évident que ce n'est pas un complice réel ; vous n'avez, pour vous en convaincre, qu'à considérer la situation dans laquelle se trouvent les imprimeurs. Si on donne suite à la proposition de la commission et que l'usage prévaille d'avoir un imprimeur pour chaque journal, — un seul imprimeur pour un seul journal, vous pourrez, à la rigueur, imaginer que l'imprimeur lira tous les jours, après le rédacteur en chef, le journal qu'il doit imprimer ”
Source : Gallica

Note pour M. Dubuisson. Affaire Raspail (1876)

“ Le propriétaire de cette imprimerie doit faire composer ces dix ou douze journaux dans le même moment de la journée ; de sorte que plusieurs centaines d'ouvriers sont occupés simultanément à composer un nombre infini de feuillets. Existe-t-il, je vous le demande, une intelligence humaine qui puisse se débrouiller au milieu de cette quantité d'idées? une horloge qui permette à un même homme, dans l'espace de cinq ou six heures, de lire dix ou douze journaux, depuis la première ligne jusqu'à la dernière? ”
Source : Gallica

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