Résumé

Amédée Gratiot Lettre d'un imprimeur à MM. les députés qui font leurs vendanges… (1838)

Que nul ne puisse être Imprimeur, s'il ne réunit à un éminent degré toutes les connaissances, si multipliées et si diverses, qui seules font les bons Imprimeurs. Est-ce que vous croyez que ce sont vos brevets qui ont fait les Didot, les Crapelet, les Duverger, les Fournier, les Éverat, les Rignoux? Supprimez le privilége, la science restera. Le talent survivra au brevet; ce sera au plus capable, Messieurs! Car l'Imprimerie est un art, non pas un métier. Si vous permettez qu'on en fasse un métier, prenez garde, car vous tuerez l'imprimerie !
Source : Gallica

Amédée Gratiot Lettre d'un imprimeur à MM. les députés qui font leurs vendanges… (1838)

Mais si l'ouvrier souffre, si l'ouvrier est pauvre , si l'ouvrier ne récolte pas une récompense assez large de son labeur et de son industrie ; c'est que vous avez permis, à des Imprimeurs de contrebande, de mettre tout au rabais. C'est que, lorsqu'on a eu essayé toutes les économies possibles, on en est venu à économiser sur le salaire des ouvriers. Et, comme les ouvriers étaient encore trop chers, on a eu recours à des enfants.
Source : Gallica

Amédée Gratiot Lettre d'un imprimeur à MM. les députés qui font leurs vendanges… (1838)

Le temps se fait pluvieux. Octobre tourne le dos à l'été et donne la main à Novembre : Novembre ramène l'hiver, l'hiver ramène les Députés.
Tandis que vous goûtiez là bas les douceurs du repos,
2 oubliant la politique pour la pastorale, et modulant peut-être la chanson de Tityre sous ceux de vos chênes qui sont trop jeunes encore pour la coupe de cette année ;—-Paris , ce gouffre immense où hurlent toutes les misères, où rayonnent toutes les splendeurs, Paris, qui vous savait absents, élaborait dans l'ombre une nouvelle iniquité. Cette fois encore, c'est la Presse qui a fait le mal.
Source : Gallica

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