Résumé

Portrait de Adolphe Guillot Adolphe Guillot Observations pratiques au sujet des enfants traduits en justice (1890)

Le Tribunal est absolument renfermé dans ces trois alternatives : remettre l'enfant à ses parents par un acquittement sans réserve, l'envoyer en correction ou le condamnera la prison ; il n'a pas le droit de le confier à un tiers ; l'Etat seul peut recevoir de lui le pouvoir légal de détenir ou d'élever l'enfant jusqu'à sa majorité.
Le juge d'instruction, plus libre dans son action, peut, par des moyens officieux, en se concertant avec la famille, l'aider à trouver le placement qui convient à ses goûts, qui s'adapte le mieux aux besoins de l'enfant et à sa personnalité morale
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Guillot Adolphe Guillot Observations pratiques au sujet des enfants traduits en justice (1890)

Il n'est pas rare heureusement de rencontrer des parents qui, malgré leur misère, aiment mieux refuser pour leur enfant une place offrant des avantages matériels que de l'exposer à recevoir une éducation contraire à leurs croyances. On doit dans ces cas délicats, qui touchent aux sentiments les plus intimes, s'inspirer du respect dû à la liberté de conscience ; et, s'il faut se garder, en tant que magistrat, d'exercer la moindre pression sur les parents, il convient aussi de leur éviter des surprises ; le bienfait touche d'autant plus qu'il n'impose à celui qui le reçoit aucune capitulation.
Source : Gallica

Portrait de Adolphe Guillot Adolphe Guillot Observations pratiques au sujet des enfants traduits en justice (1890)

Le système de la liberté conditionnelle, celui de la suspension des peines ne reposent-ils pas avant tout sur le principe de la responsabilité et de la perfectibilité ; les lois, qui affranchissent un condamné de la plus grande partie de sa peine ou qui permettent de différer son incarcération à la condition que, pendant un certain délai, il évite de commettre un nouveau délit; seraient un nonsens et une duperie, si l'homme était incapable de maîtriser ses passions, si ses actions n'étaient déterminées que par des forces extérieures lui enlevant la liberté de vouloir ou de ne pas vouloir.
Source : Gallica

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