Pauline de Grandpré

Résumé

Pauline de Grandpré Une héroïne, par Mlle de Grandpré (1862)

A ces mots, le chevalier encore chancelant se relève; une armure brillante ornait l'appartement du viguier, il la revêt, et s'élance vers la porte. La nourrice veut en vain le retenir; il ne l'entend plus; il oublie et sa blessure et sa faiblesse; il sort, il vole, et conduit par le bruit qui s'élève du champ de bataille, il arrive à la brèche.
Quand le péril qui menaçait la dame de Glandevès eut disparu, les forces du jeune homme défaillirent. Aussi, sur un ordre d'Àméliane, se laissa-t-il transporter, sans pouvoir opposer aucune résistance, au palais du gouverneur...
Source : Gallica

Pauline de Grandpré Une héroïne, par Mlle de Grandpré (1862)

Monseigneur, levez-vous et fuyez sans retard ; que la prudence dirige vos pas;
Etonné, agité, le chevalier se relève, Il croit à une illusion, car Catherine est déjà bien loin; et pourtant, ses mains s'appuient frémissantes sur la redoutable porte. O bonheur ! Elle cède. Il sent son coeur palpiter d'une joie depuis longtemps inconnue. Son âme s'ouvre à l'espérance, comme les fleurs à la bienfaisante rosée du matin. Soudain la terrible angoisse revient : Moi fuir ! se dit-il. Oh! jamais... Mais C'est pour revoir Améliane, se dit-il ensuite
Source : Gallica

Pauline de Grandpré Une héroïne, par Mlle de Grandpré (1862)

La juste admiration qu'il avait excitée par sa bravoure, la profonde reconnaissance des habitants de la cité, pour la délivrance desquels il avait combattu, amenèrent un peuple immense auprès de sa couche de mort : tous voulaient contempler une dernière fois les nobles et mâles traits du Romain endormi du dernier sommeil ; tandis que les hommes exaltaient et déploraient à la fois la triste et glorieuse mort du jeune guerrier, les femmes à genoux priaient en silence pour que son âme purifiée par son sang pût trouver le repos dans les régions éternelles.
Source : Gallica

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