Résumé

Louis Laussedat La Suisse : études médicales et sociales… (1875)

La parole n'est-elle pas en effet, le plus noble des attributs de l'homme, le plus puissant agent de ses sentiments, de ses facultés : aussi grand est le crime qui impose le mutisme, aussi magnifique est la science qui donne la parole : en Suisse, pays de liberté, cet axiôme est bien compris; là on fait parler les muets, pendant que, dans certaines autres contrées, on cherche à paralyser la langue et à fermer la bouche.
Source : Gallica

Louis Laussedat La Suisse : études médicales et sociales… (1875)

Ces deux questions ont été étudiées avec le plus grand soin en Suisse : là chacun a bien senti que les dispositions et les garanties des traités sont exposées à devenir lettre morte, le jour où des hommes sinistres soulèvent des tempêtes et ne s'arrêtent ni devant le droit ni devant le juste pour assouvir leurs criminelles ambitions.
Droit des neutres, droit des gens, respect de la civilisation, tout est foulé aux pieds, et quand l'humanité et la justice réclament, on répond par une maxime aussi impudente qu'odieuse : la force prime le droit!
Source : Gallica

Louis Laussedat La Suisse : études médicales et sociales… (1875)

L'atmosphère humide, saturée d'influences pernicieuses, l'absence des rayons solaires, une nourriture insuffisante, pauvre en substance animale, la privation de culture intellectuelle, le manque de propreté, tel est le mode d'être qui pervertit l'hématose et engendre une dyscrasie scrofuleuse, rachitique, compliquée de chlorose et de stupidité de l'intelligence et des sens, un véritable crétinisme enfin, aussi funeste que celui de la Suisse et de la Savoie, et contre lequel les mêmes armes devraient être employées.
Source : Gallica

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