Maxime Du Camp,
Les Aliénés a Paris. — II. — Les Asiles…
“ Il faut vivre avec les malades ? J’ajouterai avec le bon docteur Hergt : Il faut s’en faire aimer. La science aliéniste est-elle bien certaine de ne point s’être engagée dans une voie sans issue et de ne pas prendre les apparences pour la réalité ? S’épuisant à regarder les phénomènes extérieurs de la folie, elle ne voit plus qu’eux ; elle s’ingénie à mille divisions minutieuses, détaillées ; n’a-t-elle pas étudié la variété de l’aliéné déchireur, comme si tous les fous, en accès de délire aigu, n’avaient pas une propension souvent invincible à lacérer tout ce qui tombe sous leurs mains ? ”
