Eugène Garsonnet

Résumé

Eugène Garsonnet Port-Royal et la médecine aliéniste (1868)

L'idée de l'éducation conçue par M. de Saint-Cyran reposait, comme tout ce qui sortait de cette tête méditative, sur la racine même de la doctrine chrétienne telle qu'il l'entendait, sur le dogme approfondi de la chute.
— Quand on a de la chute l'idée que s'en formait, selon saint Augustin, M. de Saint-Cyran, on a aussi une idée bien arrêtée sur l'enfance. L'enfance sans le baptême, c'est l'image par excellence, si l'on peut dire, et le produit de l'homme déchu. Il s'agit de restaurer cela et de refaire l'homme, l'homme d'avant la chute, autant qu'il se peut.
Source : Gallica

Eugène Garsonnet Port-Royal et la médecine aliéniste (1868)

« On ne s'est jamais plaint, » — répond la médecine, — « on n'a jamais constaté ni un abus, ni même une erreur. » — Cela est vrai, beaucoup trop vrai. Mais pourquoi? — S'il y avait une erreur, l'erreur ne serait jamais constatée, car elle aboutirait toujours à un malheur irréparable. S'il y avait un abus, un forfait, le forfait serait sûr d'être impuni, car la force de la situation le rendrait insaisissable en lui faisant produire des effets infaillibles et irrésistibles. — Quand on n'est pas fou, on le devient.
Source : Gallica

Eugène Garsonnet Port-Royal et la médecine aliéniste (1868)

Pour se faire une idée d'une âme de cette trempe et de celle de ses ancêtres, il faut remonter, non pas sans doute à la primitive Eglise, mais à la première génération de PortRoyal, le Port-Royal d'avant M. de Saint-Cyran. Il faut lire surtout dans la Vie de Pascal, par Mmo Périer, sa sœur, quelques-unes de ces pages brûlantes dont l'austère et douloureuse sublimité contriste ou effraye parfois la raison et fait murmurer la nature. Le monde ne l'a connu qu'à demi ; car il n'a montré au monde qu'une moitié de sa vie
Source : Gallica

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