Léon Hennique

Léon Hennique

Résumé

Portrait de Léon Hennique Léon Hennique,  Pœuf

“ Tu ne mourras pas... Je ne veux pas que tu meures... Je ne veux pas... Je ne veux pas.
Et je fondis en larmes, à mon tour, — tant le don inattendu de la clarinette m’avait impressionné, tant je sentais d’affection en Pœuf, d’affection et de douleur concentrées.
— Tiens ! tu as bien fait de tuer Barrateau, m’écriai-je.
— Oh ! le bon p’tit ! répéta-t-il, — le bon p’tit !
Sa barbe tremblait.
— Voulez... voulez-vous que j’vous dise ? me demanda-t-il alors, les dents serrées.
— Oui, Pœuf.
— Eh ben, toutes les femmes sont des coquines.
”
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Portrait de Léon Hennique Léon Hennique,  Pœuf

“ Nous marchâmes d’abord sans nous rien communiquer, elle, placide, moi, l’ouïe à la musique tumultueuse que trompettaient, dans un massif de balsamines, les frelons et les mouches à miel ; puis, comme s’élançait, au détour d’une allée, le plumet frémissant d’un jet d’eau, Marie, qui avait ouvert son ombrelle, m’adressa derechef la parole :
— Tu n’as pas trop chaud ?... Tu ne désires pas que je t’abrite ?
Je déclarai, pris d’une arrière-pensée de me faire valoir :
— Non, va ! merci... Les hommes n’ont pas besoin d’ombrelle !
”
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Portrait de Léon Hennique Léon Hennique,  Pœuf

“ Pour moi, outre l’odeur de France, — je la reconnaissais d’ailleurs fort mal au milieu des odeurs qui vacarmaient là, au bord d’une mer presque sans cesse éblouissante, — l’arrivée d’un paquebot, c’était des lettres de mes frères, en train de terminer leurs études à Brest, — puis une joie de mes parents.
La Martinique, vapeur à roues, fut signalée un matin de septembre. Mais comme il avait plu et venté une partie de la nuit ; mais comme un ras de marée soulevait la rade, elle ne put prendre son mouillage.
”
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