Résumé

Julien de Mallian Les brigands de la Loire : drame en 5 actes (1842)

ROBERT.
Ah! pourquoi? pourquoi? c'est ce qu'on n'a jamais su. A son arrivée à Paris, une entrevue secrète eut lieu entre elle et ton rival. Ce fut à la suite de cette entrevue que, pâle, glacée, demimorte, elle vint déclarer à la marquise qu'elle n'épouserait jamais que ce gueux de baron Ferrai.
ALFRED.
Et rien de plus ?
ROBERT.
Rien de plus.
ALFRED.
Ah! tiens, Robert, c'est à se briser la tête de désespoir. Vainement je cherche au milieu du tumulte et des saturnales ou l'endurcissement du cœur ou l'oubli; je ne puis me dérober à la pensée de Marie.
Source : Gallica

Julien de Mallian Les brigands de la Loire : drame en 5 actes (1842)

Oh! merci, merci, Marie, de vous être souvenue de nos serments, et d'avoir résisté aux injustes préjugés qu'invoquait contre moi votre mère!
MARIE.
Des préjugés !
ALFRED.
Oubliant que je suis le fils de son frère, elle n'a voulu voir en moi que le soldat de Napoléon.
MARIE.
Vous vous trompez, Alfred ; ce motif n'est pas celui qui a dicté la conduite de ma mère à votre égard. Quoique fille et sœur d'émigré, elle a toujours respecté la gloire de la France, et bien
souvent, m'a-t-elle dit, dans l'exil, dans la solitude, son cœur a battu au bruit d'une de nos victoires.
Source : Gallica

Julien de Mallian Les brigands de la Loire : drame en 5 actes (1842)

LES FACTIONNAIRES au fond, LE BARON FERRAL, puis LORIQUET.
Au premier cri d'alarme, le Baron s'était placé debout sur le banc de pierre, les bras croisés, la face tournée vers la Loire ; il est resté morne et impassible au milieu du tumulte. Il descend du banc et fait quelques pas en scène.
LE BARON.
Allons! c'est jouer de malheur. J'arrive ce soir à l'hôtel de la Poste; je dois demain me présenter à la marquise, afin de régler tout ce qui peut être relatif à mon mariage avec sa fille, et voici que cette nuit le feu dévore la dot de ma femme!. Bah!
Source : Gallica

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