Sabine de Comberousse

Résumé

Sabine de Comberousse Un été à la campagne (1879)

« Et toi? répondit Julien touché de sa bonté, comment feras-tu ?
ROBERT.
Moi je marcherai, je n'ai pas mal au genou.
LAURENT.
Il y a une autre manière de s'arranger, mon petit monsieur : vous allez monter en croupe sur le Grison; il n'est pas bien vif, mais il est fort comme un cheval, et il vous portera facilement tous les deux.
JULIEN.
Oui, c'est cela, monte en croupe, autrement je reste. Y es-tu? Bien, maintenant tiens toi à ma ceinture pour ne pas glisser.
HOBEHT.
Bah ! si je glisse, comme je n'ai point d'étriers pour m'embarrasser, je me retrouverai sur mes pieds. »
Source : Gallica

Sabine de Comberousse Un été à la campagne (1879)

ROBERT.
Si je gagnais la timbale?
«
MARTHE.
C'est trop difficile. On la met tout en haut du mât; tu attraperas plutôt un saucisson.
ROBERT.
Vive le saucisson! Je l'aime beaucoup, surtout quand il est truffé.
MARTHE.
Tiens, voilà grand'mère qui nous appelle.
Elle est toute prête; dépêchons-nous d'aller prendre nos chapeaux dans le vestibule. »
Marthe y alla ; mais pendant le trajet, au lieu de s'occuper de la course en sac, du mât de cocagne et du bal champêtre, elle se mit à penser à Mariette Thibaut, à Jeannette, au docteur et au pharmacien, à la fièvre et aux sangsues.
Source : Gallica

Sabine de Comberousse Un été à la campagne (1879)

L'ARRIVÉE CHEZ LA GRAND'MÈRE
MADAME DELORME.
Jacqueline, notre tarte est-elle au four?
JACQUELINE.
Oui, madame, et déjà un brin dorée.
MADAME DELORME.
Bien, surveillez-la, ayez soin qu'elle ne brûle pas.
JACQUELINE.
Madame peut être tranquille; quand il s'agit de Mlle Marthe et de M. Robert, je sais que je dois montrer tous mes talents.
MADAME DELORME.
Toutes les erand'mères sont comme moi : dès que leurs petits-enfants sont bons et gentils, elles aiment à leur faire plaisir.
Source : Gallica

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