William Chapman,
Les Fleurs de Givre
“ Chaque femme, réjouie, en verve, jase, jase, Brûlante du désir de voir lever le camp, Pour aller éparer, faire le pémican, Soigner ceux qu’a cloués au sol quelque blessure. Le temps passe. Minuit approche en l’ombre obscure, Et les vaillants chasseurs, restés toujours Français, Ne cessent de vanter l’éclat de leur succès, Et de robustes mains à tout moment s’étreignent. Cependant par degrés les longs propos s’éteignent Avec les feux, dont l’âme ardente en cet instant Ne jette dans la nuit qu’un reflet tremblotant. Dans le désert tout dort, le vent, la feuille, l’aile. ”
