Résumé

Jean-Claude Panet Journal du siège de Québec en 1759

Si, au contraire, un entêtement déplacé et une valeur imprudente et inutile leur fait prendre les armes, qu’ils s’attendent à souffrir tout ce que la guerre offre de plus cruel. Il leur est aisé de se représenter à quel excès se porte la fureur d’un soldat effréné ; nos ordres seuls peuvent en arrêter le cours, et c’est aux Canadiens, par leur conduite, à se procurer cet avantage. Ils ne peuvent ignorer leur situation présente : une flotte formidable bouche le passage au secours dont ils pourraient se flatter du côté de l’Europe et une armée nombreuse les presse du côté du Continent.
Source : Wikisource

Jean-Claude Panet Journal du siège de Québec en 1759

Le parti qu’ils ont à prendre ne paraît pas douteux ; que peuvent-ils attendre d’une vaine et aveugle opposition ? Qu’ils en soient eux-mêmes les juges. Les cruautés inouïes que les Français ont exercées contre les sujets de la Grande-Bretagne établis dans l’Amérique, pourraient servir d’excuses aux représailles les plus sévères ; mais l’Anglais réprouve une barbare méthode. Leur religion ne prêche que l’humanité, et son cœur en suit avec plaisir le précepte.
Source : Wikisource

Jean-Claude Panet Journal du siège de Québec en 1759

Si la folle espérance de nous repousser avec succès porte les Canadiens à refuser la neutralité que je leur propose et leur donne la présomption de paraître les armes à la main, ils n’auront sujet de s’en prendre qu’à eux-mêmes lorsqu’ils gémiront sous le poids de la misère à laquelle ils se seront exposés par leur propre choix.
Source : Wikisource

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature