Résumé

Mémoire sur la défense et l'armement des côtes… (1857)

Quelque importante que soit, en général, la défense des côtes, elle ne l'est pas également pour toutes les puissances maritimes. Les peuples insulaires, qui ne peuvent être attaqués que par des vaisseaux et par des troupes de débarquement, doivent fortifier avec le plus grand soin tous les points accessibles de leurs côtes sur lesquels un ennemi pourrait tenter un débarquement avec avantage. C'est ce qu'ont fait les Anglais dans tous les temps, et particulièrement à l'époque où une nombreuse armée française, campant sur les hauteurs de Boulogne, menaçait leur île d'une descente.
Source : Gallica

Mémoire sur la défense et l'armement des côtes… (1857)

Bien qu'on ait voulu faire de Lintz, non pas une place forte, mais une position retranchée propre à servir de refuge à une armée qui aurait essuyé un échec, le raisonnement qui a conduit à un tel résultat nous paraît essentiellement vicieux : car une position ouverte de toutes parts comme celle du camp retranché de Lintz n'a de valeur qu'autant qu'elle est occupée par une armée nombreuse. Il n'appartient qu'aux places fortes, dont c'est là le principal caractère, de se défendre pour ainsi dire d'elles-mêmes, sans avoir besoin d'armée.
Source : Gallica

Mémoire sur la défense et l'armement des côtes… (1857)

Pour se fixer entre ces deux opinions opposées, desquelles il résulte qu'une batterie de côtes est d'autant plus redoutable qu'elle est plus rasante, d'autant mieux défendue qu'elle est plus élevée, il faut considérer d'une part que si les batteries de côtes doivent être disposées de manière à faire le plus de mal possible à l'ennemi, d'un autre côté il importe qu'elles ne puissent pas être facilement rasées, et que les hommes habituellement chargés de leur défense ne soient pas trop inquiétés.
Source : Gallica

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