“ Aussitôt que j’ai su l’état de nos finances, j’ai proposé à Henri d’aller faire des économies à la campagne, et huit jours après nous étions à Noirmoutiers. Je ne te dirai rien du voyage. Il y avait bien des années que je ne m’étais trouvée pour aussi longtemps seule avec mon mari. Naturellement nous étions l’un et l’autre d’assez mauvaise humeur ; mais comme j’étais parfaitement résolue à faire bonne contenance, tout s’est bien passé. Tu connais mes grandes résolutions, et tu sais si je les tiens. Nous voilà installés. Par exemple, Noirmoutiers, pour le pittoresque, ne laisse rien à désirer. ”
Noirmoutiers
Définition et enjeux
Citations sur “Noirmoutiers”
Louis de Rouvroy, duc de Saint-Simon,
Mémoires
“ Soit conseil, soit confiance, Noirmoutiers entra et se mêla dans une infinité d’affaires, et se trouva, sans sortir de sa chambre, l’homme le mieux informé de tout ce qui se passoit à la cour et dans le monde, fort compté et fort accrédité pour servir ses amis. ”
“ Mon cher maître, la Providence a conduit à Noirmoutiers une grande dame de Paris, que des malheurs comme il ne nous en arrivera jamais ont réduite momentanément à vivre avec dix mille écus par an. C’est une aimable et bonne personne, malheureusement un peu gâtée par des lectures frivoles et par la compagnie des freluquets de la capitale. S’ennuyant à périr avec un mari dont elle a médiocrement à se louer, elle m’a fait l’honneur de me prendre en affection. ”
A. Brizeux, Revue des Deux Mondes
“ Chaque jour a sa fêté, et d’abord dans la mer, Dans ces flots écumeux chargés de sel amer, On se plonge, on reçoit les assauts de la lame, Et le corps affaibli se ranime avec l’âme. De nageurs se faisant apprentis matelots, Ils suivent les pêcheurs au milieu des îlots. Noirmoutiers à leurs pas ouvre son sanctuaire : Moines qui blanchissez cet antique ossuaire, Vous morts dans le silence et les austérités, Que vous devez gémir de ces légèretés !... Mais vous vous rendormez paisibles dans vos tombes Au long roucoulement de vos sœurs les colombes. ”
Émile Gaboriau,
La dégringolade
“ Je voudrais, pardieu! vous y voir, seul dans ce vieux château, en tête-à-tête avec une gouvernante anglaise. Mais comment ne se marie-t-elle pas? Elle doit pourtant être un fier parti, cette petite fille. Ces Maillefert, si je ne m'abuse, sont riches comme des mines. Je leur connais, dans la Loire-Inférieure, une propriété qui est bien grande, à elle seule, comme la république de Saint-Marin et la principauté de Monaco réunies. L'île de Noirmoutiers tout entière leur appartenait autrefois. Comment cette petite n'est-elle pas encore mariée!... ”
Marie-Nicolas Bouillet, Dictionnaire universel d’histoire et de géographie Bouillet Chassang (1878)
“ Le bourg de Noirmoutiers, sur la côte E., est un ch.-l. de canton, qui compte 6248 h. C'est une place de guerre de 4e classe, défendue par un fort. NOLASQUE (S. Pierre) , fondateur de l'ordre de la Merci, né en 1189 près de St-Papoul (Languedoc) , m. en 1256, suivit Simon de Montfort à la croisade contre les Albigeois. Après la mort du roi Pierre II d'Aragon, tué à la bataille de Muret (1213) , il fut chargé de l'éducation du fils de ce prince, le jeune Jacques, alors prisonnier. ”
Charles Grelier, Études sur Challans (Vendée). L'ancienne Église paroissiale de N.-D. de Challans… (1913)
“ En 1351, des aventuriers nantais reprennent Noirmoutier à Raoul de Cahours ; en 1355, l'Ile d'Yen se rend à une bande d'Anglais. De 1361 à 1371 environ, les Anglais sont à peu près maîtres absolus du Bas-Poitou (département actuel de la Vendée) , sauf des biens d'Olivier de Clisson et de Jeanne de Belleville, notamment de Beauvoir-sur-Mer et de la Garnache. En 1388-90, Noirmoutier est attaqué par les Anglais qui démolissent l'église Saint-Michel. Voilà pour le XIVe siècle. Pour le xve siècle, la situation n'est pas meilleure. ”
Marc Elder, Le Peuple de la mer
“ À Noirmoutier il visita les amis, et parce que les hommes ne peuvent se voir, ni causer, sans boire, il trinqua chez Beaulieu, chez Malchaussé le charpentier de la place d’Armes et chez les Goustan. Puis, tous ensemble, ils prirent « la dernière » au cabaret de la mère Cônard où Jean-Baptiste s’enferma dans une joie intérieure en songeant à cette gifle qu’il reçut de la Gaude, ici même, au temps où il avait le béret de l’État au nom glorieux de Marseillaise. ”
Alexandre Dumas,
Le Comte de Monte-Cristo
(1845)
“ M. Noirtier, pour qui la France n’était qu’un vaste échiquier duquel pions, tours, cavaliers et reine devaient disparaître pourvu que le roi fût mat, M. Noirtier, si redoutable, était le lendemain ce pauvre monsieur Noirtier, vieillard immobile, livré aux volontés de l’être le plus faible de la maison, c’est-à-dire de sa petite-fille Valentine ; un cadavre muet et glacé enfin, qui ne vit sans souffrance que pour donner le temps à la matière d’arriver sans secousse à son entière décomposition. ”
Benjamin Fillon,
Recherches historiques et archéologiques sur Fontenay…
(1846)
“ Nous commandants des armées catholiques et royalistes des Bas-Anjou et Poitou, députons vers MM. du comité de Noirmoutier, M. René-Augustin Guerry, président du comité de Tiffauges, pour solliciter de la poudre dont les deux armées ont besoin , et prendre tous les moyens de nous en procurer d'Espagne ou d'Angleterre, si MM. de Noirmoutier ne peuvent nous en fournir suffisamment, et autorisons le dit sieur Guerry, à faire, en notre nom , pour cet objet, tout ce qu'il avisera bon être. ”
Alexandre Dumas,
Le Comte de Monte-Cristo
“ Et ceux qui ont perdu la vie, n’ont-ils rien perdu, eux? M. de Saint-Méran, Mme de Saint-Méran, M. Noirtier....—Comment? M. Noirtier!—Eh oui! Croyez-vous, par exemple, que ce soit à ce malheureux domestique qu’on en voulait? Non, non: comme le Polonius de Shakespeare, il est mort pour un autre. C’était Noirtier qui devait boire la limonade, c’est Noirtier qui l’a bue selon l’ordre logique des choses: l’autre ne l’a bue que par accident; et, quoique ce soit Barrois qui soit mort, c’est Noirtier qui devait mourir. ”
Henry Carnoy,
Les légendes de France
(1885)
“ C'était au bon vieux temps, quand les Nains osaient s'aventurer au dehors de leurs maisons des rochers, et qu'ils ne craignaient point tant les chrétiens et les oies ! « Coua! coua! coua! » Ainsi, voici ce qui advint à Jean Noirot, le forgeron des Saulaies. Forgeron, vous dis-je, car Jean Noirot faisait profession de battre le fer et de forger socs de charrue, dents de herse, roues de voiture, et toutes choses de son état. Il était si chargé de famille, filles et garçons, qu'on disait au village : « Jean Noirot! il a autant d'enfants qu'il y a de trous dans un tamis ! » ”
Alexandre Dumas,
Le Comte de Monte-Cristo
“ Demandez-le-lui», dit Morrel, traduisant cette fois la pensée de Noirtier par le regard.Le domestique sortit, et presque aussitôt rentra.«Mlle Valentine a passé par sa chambre pour se rendre dans celle de Mme de Villefort, dit-il; et, en passant, comme elle avait soif, elle a bu ce qui restait dans le verre; quant à la carafe, M. Édouard l'a vidée pour faire un étang à ses canards.»Noirtier leva les yeux au ciel comme fait un joueur qui joue sur un coup tout ce qu'il possède. ”
Michel Nour, L'heure du châtiment (1938)
“ Je comprends... — Non, madame, vous vous trompez; il ne faut pas me prêter des intentions que je n'ai pas. J'ai cessé d'être assez jeune et je ne'suis pas encore assez fortuné. La conversation avait lieu dans le jardin du chimiste ; celui-ci tourna les yeux vers son laboratoire dans lequel s'enclosaient toutes les espérances qui lui fussent permises; s'il réussissait, sa découverte pouvait l'enrichir du jour au lendemain. Et alors... Mais Mme de Noireterre ne devina pas la signification du regard involontaire du chevalier qui poursuivait : — Jeanne est aussi riche que Louise. ”
Julie Gouraud, Florence Raymond (Nouvelle édition… (1864)
“ Nestor était tout à fait un monsieur; Dumouthier lui-même ne pouvait plus s'y tromper. Il n'était question dans le pays que de M. Nestor ; .les paysans ébahis se rangeaient pour voir caracoler son cheval; ses gants jaunes et son lorgnon faisaient tourner la tète aux jeunes filles. Enfin, il aurait pu finir par se croire un seigneur, si de temps en temps un de ses amis intimes ne s'était chargé de lui transmettre les menaces de ses créanciers, fatigués de son absence. Quel moyen pour un homme d'arranger ses affaires, si ce n'est d'épouser une fille riche ? Le plus étourdi y songe. ”
Raoul de Navery,
Les naufrageurs
(1879)
“ Ils commencèrent le jour où la Mouette fut confiée à la sœur du recteur de Penmarch. Depuis, ils ont grandi sourdement, et maintenant ils sont prêts à se changer en certitude. Détruis-les d'un mot. Si la Mouette devient ma femme, je suis assez influent pour défendre mon beau-père. Une fois la Mouette adoptée par la tribu, ta liberté, ta vie sont en sûreté ! ”
Marc Elder, Le Peuple de la mer
“ Au chantier de Noirmoutier, on n’utilise que l’erminette et le rabot en cormier cintré ; les Goustan ignorent la ferraille des outils américains. Ils élèvent des barques au petit bonheur, à vue de nez, en méprisant les calculs et le dessin. — La mer ! dit le vieux, c’est-il une dame avec qui on compte ! — Ils font trapu, robuste, à force de chêne assemblé définitivement. Ils ont deux marteaux pour trois et une seule tenaille dont un coin est brisé. Depuis deux ans, à chaque fois qu’il arrache un clou, François crie qu’il va la remplacer. ”
Histoire de la ville de Niort depuis son origine jusqu'en 1789… (1880)
“ Qui sait même, dit M. B. Fillon (1) , si une bourgade n'existait pas là bien avant que le nom de Novioritum lui eut été imposé? Des recherches, conduites avec une patiente intelligence, l'apprendront tôt ou tard. Le sol que vous foulez est un merveilleux dépôt d'archives autrement anciennes que celles confiées à vos soins. Il attend l'oeil des clairvoyants, comme dirait mon pauvre vieux maître Lelewel. Sans être un de ceux-là, je me rends parfaitement compte de ce que devait être le vieux Niort celtique, avec ses huttes rondes perchées sur son coteau abrupt du côté du couchant. ”
René Le Droumaguet,
Les cahiers de la municipalité nivernaise…
(1944)
“ Le Maire de la Ville de Nevers, à Monsieur le Préfet de la NIEVRE MONSIEUR LE PRÉFET. Après les conversations que j'ai eues depuis quelques jours avec vous, et puisque les faits se renouvellent, permettez-moi d'insister encore pour qu'on cesse de donner à la population nivernaise, à l'occasion d'enquêtes de police, le spectacle répété de procédés d'inquisition d'un autre âge. Il n'est bruit en ville que des cris et des plaintes qui s'échappent de l'Ecole Normale, et qu'on entend dans tout le quartier. ”
A.-E. Genty, Histoire de La Norville et de sa seigneurie (1885)
“ Le fief des Boucheries était dans la mouvance de Bruyères-le-Châtel. Les seigneurs de La Norville, Pierre Leprince, son fils Charles, Louis Mercier et les autres, en firent toujours dans le temps et les circonstances marqués par la coutume les actes de foi et d'hommage, aveux et dénombrements jusqu'en 1772, époque à laquelle ce fief fut cédé par le marquis de La Grandville au comte de Noailles, duc de Mouchy, seigneur d'Arpajon. ”
Ambroise Viaud-Grand-Marais,
Biographie de Lubin Impost (Lidener…
(1862)
“ La révolution détruisit les couvents et chassa les moines; mais des circonstances, liées à ce grand bouleversement social, amenèrent dans le pays des hommes distingués, qui donnèrent un nouvel élan à l'étude des lettres et à celle de la nature. Parmi eux, nous nommerons François Piet et d'Orbigny père. Celui-ci, d'abord médecin à Gouëron, vint à Noirmoutier en 1811 pour diriger une usine ”
L'homicide d'Auteuil. Affaire Pierre Bonaparte (1870)
“ L'HOMICIDE D'AUTEUIL. VICTOR NOIR Qu'ajouter à tout ce qui a été dit sur ce pauvre garçon? Bornons-nous donc à répéter l'écho général. Il était bon, il avait du coeur. Quoique fort comme deux Turcs, il n'avait jamais heurté personne. En réalité, il était la seule victime de cette force musculaire : la connaissant, il n'osait s'en servir contre personne. SON PASSÉ? Il n'en avait point encore : il naissait à peine à la vie militante. Sa première jeunesse? Victor Noir a eu faim, il a eu froid; souvent il n'a su où reposer sa tête et il a couché à la belle étoile. ”
Jules Noriac,
La falaise d'Houlgate
(1877)
“ Non, Henry, répondit M. de Cerny, qui ne donnait ce nom d'Henry à l'enfant que fort rarement, et dans les circonstances en dehors de la vie commune. Non, je n'ai pas cru cela ; je voulais que justice vous fût rendue et voilà tout. Vous, brave homme, fit-il en s'adressant au paysan, apprenez à votre garçon à respecter autrui ; il a reçu aujourd'hui une leçon méritée. – Et il va en recevoir une autre, M. le capitaine, s'écria le Normand en allongeant à son héritier une merveilleuse giffle. – Touché ! fit Panuphle. ”
A.-E. Genty, Histoire de La Norville et de sa seigneurie (1885)
“ Le moulin Serpier, sur les glacis de la place et le pré de Paradis, appartenaient au seigneur de La Norville. Le comte de Noailles, duc de Mouchy, ayant acheté le château de La Bre-tonnière, trouvait encore dans l'enclave de sa justice le moulin de Saint-Germain, le moulin de La Boisselle, le pré de Baraillon, un certain nombre de pièces de terres auprès du parc de La Bretonnière et sur le territoire de Leuville appartenant au même seigneur. ”
Alexandre Dumas,
Le Comte de Monte-Cristo
(1845)
“ Noirtier ? j’ai connu un Noirtier à la cour de l’ancienne reine d’Étrurie, un Noirtier qui avait été girondin dans la révolution. Comment s’appelait votre substitut, à vous ? — De Villefort. L’abbé éclata de rire. Dantès le regarda avec stupéfaction. — Qu’avez-vous ? dit-il. — Voyez-vous ce rayon du jour ? demanda l’abbé. — Oui. — Eh bien ! tout est plus clair pour moi maintenant que ce rayon transparent et lumineux. Pauvre enfant, pauvre jeune homme ! Et ce magistrat a été bon pour vous ? — Oui. ”
Alexandre Dumas,
Le Comte de Monte-Cristo
“ Il y eut à ces paroles, dans les yeux de Noirtier, une telle expression de malice et de profondeur, que la jeune fille crut y lire ces mots : — Tu te trompes, je puis encore beaucoup pour toi. — Tu peux quelque chose pour moi, cher bon papa ? traduisit Valentine. — Oui. Noirtier leva les yeux au ciel. C’était le signe convenu entre lui et Valentine lorsqu’il désirait quelque chose. — Que veux-tu, cher père ? voyons. ”
Henry Martin, Exposition de portraits peints et dessinés du XIIIe au XVIIe siècle… (1907)
“ En buste de 3/4 à droite ; la tête découverte, une perle en pendant d'oreille. Il porte un col rabattu et un justaucorps uni. A la sanguine, de la main dite de Foulon : [Mr le marquis de Narmoutier] . Bouchot, Portraits, p. 221. Dessin aux crayons. 296. Mme de Sauves, plus tard marquise de Noirmoustier. – 1551 – 1617. Charlotte de Beaune-Semblançay, dame de la Ferté-Milon, épousa d'abord Simon de Fizes, seigneur de Sauves, secrétaire d'État, N° 293 ANNE DE BEAUVILLIER, dame Forget Du Fresne attribué à BENJAMIN FOULON puis, en 1584, François de la Trémouille, marquis de Noirmoustier. ”
Donatien Alphonse François de Sade,
L’histoire de Juliette
“ Noirceuil s’agenouilla devant le porteur, et lui suça le vit ; les bourreaux se mirent à travailler l’enfant ; les suceuses pompèrent tour-à-tour le vit de Noirceuil, et on le foutit ; le sang de la victime coula bientôt sur le vit que suçait Noirceuil, qui, par ce moyen, avalait à-la-fois et du foutre et du sang. Les dix victimes passèrent, et cette fantaisie barbare coûta, comme vous le voyez, la vie à vingt enfans ; j’aime mieux la scène de cette manière, dis-je, et s’il n’était pas si tard, ce serait ainsi que je l’exécuterais dans l’instant. ”
Heinrich Moewes, Le pasteur d'Anduze : nouvelle historique du temps des Dragonnades (1847)
“ Qu'il aille trouver le roi et qu'il lui dise : Sire, je ne puis plus être gouverneur du Languedoc. — Et qu'y gagnerions-nous ? Un autre viendrait qui ne vaudrait pas Noailles; sans ménagement et sans équité comme Louvois, partial pour sa secte comme un jésuite, et fanatique comme ce prêtre fameux de Neuilly, qui dansait, naguère, ivre de joie, sur les ruines du temple dont la vue avait tant irrité son coeur. Noailles, il est vrai, ne fait pas tout le bien possible, mais c'est malgré lui, tandis que tout autre pourrait nous faire plus de mal. Ah ! qu'il reste donc ce qu'il est. ”
Jules Claretie,
Noris : moeurs du jour
(1883)
“ Noris eût voulu passer, affamée de solitude, par les taillis réservés, mystérieux, où le lierre étreignait les arbres et rampait à terre. Tout sentier battu lui déplaisait. Mais au Bouquet du Roi, ils étaient presque seuls, des enfants jouant sur l'herbe molle, criblée de pâquerettes ; des vieux lisant leur journal sur quelque banc ; les shakos de soldats de l'artillerie apparaissant seuls parmi les lilas en fleurs, tandis qu'au loin on entendait, sourds et continus, des bruits de canon. ”
