Ernest Myrand

Ernest Myrand

Résumé

Portrait de Ernest Myrand Ernest Myrand Frontenac et ses amis

« La mort disait-elle, pour certaine qu’elle soit le seul passage que nous ayons de ressusciter avec Jésus-Christ, n’en est pas moins un terrible passage, et les bruits qui en courent ne laissent pas que d’embarrasser ! »
Et Frontenac, gelé jusqu’aux moelles, frissonnait encore à cette pensée du chevalier de La Rivière, comme si cette conversation, vieille cependant d’un quart de siècle, se fût poursuivie à l’instant même au salon du château Saint-Louis, plutôt que là-bas, en France, à Paris, dans sa maison du Quai des Célestins.
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Portrait de Ernest Myrand Ernest Myrand Frontenac et ses amis

Comme on le voit la famille de Frontenac fit le meilleur accueil à la belle Anne de la Grange. Il n’en fut pas de même de la part du sieur de Neuville. Sitôt qu’on lui eut appris la consommation du sacrifice, il entra dans un accès de colère blanche qui dura tout un jour. Vingt-quatre heures ! c’était énorme, une éternité quoi ! pour ce caractère inconstant, versatile à l’extrême. Son désespoir, si profond qu’il fût, ne devait point dépasser un semestre. Ce qu’il ne pardonnait pas à sa fille, c’était de l’avoir fait, non pas Médecin malgré lui, comme Sganarelle, mais Beau-père malgré lui !
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Portrait de Ernest Myrand Ernest Myrand Frontenac et ses amis

Le siècle de Louis XIV n’a qu’une voix pour répondre : La conversation. Or Du Lude, au témoignage irrécusable des Lettres de Madame de Sévigné, était un des plus spirituels causeurs de l’Europe. Aussi M. le duc éprouvait-il une joie souveraine à rencontrer chez elles Mesdames de Frontenac et d’Outrelaise, De Longueville, de Coulanges, de Maintenon, de Sévigné, dont les salons fameux étaient autant d’antichambres de l’Académie. Tout y était noble : l’amitié, le langage, le goût, les manières et le sang !
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