Jean Bertheroy,
Les Vierges de Syracuse
“ Un grand silence pesait sur les poitrines oppressées ; la victoire suprême d’Akilleus s’évoquait comme une fresque géante sur l’arc assombri de la mer ; et chacun sentait se réveiller en son cœur le désir secret d’être un héros. Mais Syracuse n’avait plus besoin du bras de ses enfants. Après une lutte séculaire contre Rome ou contre Carthage, elle refleurissait dans la paix, à l’abri de l’épée latine et du glaive africain. Hiéron avait accompli ce miracle de la maintenir depuis soixante années subsistante par ses seules forces, de la faire peu à peu affranchir de lourds tributs. ”
