Provinces romaines

Définition et enjeux

Portrait de Godefroid Kurth Godefroid Kurth Les origines de la civilisation moderne… (1891)

Cent millions d'hommes, dans les trois parties du monde, vivaient sous le gouvernement du même prince, obéissaient aux mêmes lois, se réchauffaient au soleil de la même civilisation.
Des royaumes entiers étaient convertis en provinces romaines; des capitales superbes, comme Alexandrie, Antioche, Carthage, Athènes, Jérusalem, n'étaient que les astres secondaires gravitant autour de la ville du Tibre, qui noyait tout dans l'éclat de sa splendeur. Rome semblait avoir pris possession de la terre pour toujours, tant elle y avait marqué profondément son empreinte.
Source : Gallica

Portrait de Alfred Maury Alfred Maury Les Voies romaines en Italie et en Gaule d’après les travaux les plus récens de l’archéologie

Quand la chute de l’empire eut détruit l’union entre la ville éternelle et les provinces et rendu à leur indépendance les peuples de l’Europe occidentale, les routes que les Romains avaient tracées sur leur territoire demeurèrent encore pendant bien des siècles les liens les plus puissans qui rattachassent ensemble les parties séparées du grand tout. L’unité politique avait disparu dans le monde romain, mais l’unité subsistait dans l’ordre intellectuel et moral ; elle était maintenue par ces mêmes liens que le peuple-roi avait établis pour retenir les provinces à la métropole.
Source : Wikisource

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