Résumé

A. L. Delaroche Les trésors de l'histoire et de la morale… (1802)

Chacun admire la beauté et la magnificence des grandes villes; mais on aime sa patrie telle qu'elle est, et quelque voyage qu'on fasse dans les pays étrangers , on en revient toujours là, ou l'on y veut revenir; c'est comme le but où se terminent tous nos désirs. Celui qui tire donc vanité d'avoir une illustre patrie, ignore, à mon avis, l'amour et l'honneur qu'on doit au lieu de sa naissance, puisqu'il témoigne par là qu'il l'estimeroit moins si elle étoit moins illustre , au lieu que c'est assez pour se faire aimer qu'elle soit notre patrie.
Source : Gallica

A. L. Delaroche Les trésors de l'histoire et de la morale… (1802)

L'HOMME naît, vit et meurt comme tous les êtres animés qui l'environnent; mais l'ame qu'il a reçue du ciel le place à une si grande distance au-dessus d'eux , que près du plus spirituel des animaux , il paroît encore comme un Dieu. Son existence ne se borne point à veiller à sa conservation ; ses lumières supérieures lui font trouver dans la nature tout ce qu'elle peut permettre , et que cependant elle n'a point créé ; il a inventé mille arts différens pour ses besoins et ses plaisirs , et s'est élevé par la réflexion jusqu'à la divinité elle-même.
Source : Gallica

A. L. Delaroche Les trésors de l'histoire et de la morale… (1802)

Il n'y a donc rien de plus vain que de craindre la mort, c'est-à-dire être tourmenté, non par un mal pressant, mais par l'opinion d'un mal qui ne sera jamais; car supposé que la mort fût un mal, quel est le moment où je sentirai ce mal ? pour sentir, il faut être , et la mort venant à moi , je cesse absolument d'être , je ne suis plus rien. ( Descartes. ) Ce n'est pas contre la mort que nous nous préparons , c'est chose trop momentanée : nous nous préparons contre les préparations de la mort.
Source : Gallica

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