Résumé

Saint Ferdinand roi de Castille et Léon (1854)

Je le vois, vous ne pouvez pardonner à votre fils d'être devenu roi de Castille : un père ne devrait-il pas plutôt s'en faire un sujet de félicitation et de joie? Quel est le roi maure ou chrétien qui ose vous attaquer, tandis qu'il vous voit un pareil appui?
A qui en voulez-vous donc? Tant qu'il plaira à Dieu de me conserver la vie , vous n'aurez rien à craindre 'de la Castille. Vous éprouvez, tous les jours, que ceux qui vous étaient autrefois le plus contraires, n'ont plus pour vous que des égards et des respects.
Source : Gallica

Saint Ferdinand roi de Castille et Léon (1854)

Ainsi le parti de la religion fut celui de la bonne politique, et comme il arrive beaucoup plus souvent qu'on ne voudrait le croire, la conduite la plus vertueuse fut en même temps la plus honorable et la plus utile.
Il ne faut pas demander si un saint a aimé la religion, ni si un saint roi l'a protégée et enrichie. Il en respectait tous les droits, et il tenait si bien la main à ce qu'ils fussent respectés de tous ses sujets, qu'il n'y en eut aucun pendant son règne qui osât y donner la plus légère atteinte.
Source : Gallica

Saint Ferdinand roi de Castille et Léon (1854)

Ce tribunal juge sans appel, ainsi que le conseil de Castille, qui ne pouvait suffire à tout depuis que les états de Ferdinand s'étaient si fort accrus par ses conquêtes. Il peupla les campagnes d'hommes propres à les cultiver. Il donna à la ville de grands privilèges. Séville répara ainsi ses pertes avec avantage; et par le nombre de ses habitants, par la magnificence de ses édifices, par la richesse et l'étendue de son commerce, elle est
parvenue à cet état de splendeur, qui a donné naissance au proverbe espagnol : Qui n'a pas vu Séville, n'a pas vu de merveille.
Source : Gallica

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