Résumé

Portrait de Ferdinand Barrot Ferdinand Barrot Plaidoyer prononcé par M. Ferdinand Barrot… (1837)

Non, messieurs les jurés, il n'y a pas de droit qui puisse prévaloir contre le principe de l'égalité devant la loi ! Tous les crimes, tous les délits , quels que soient leur point de départ et leur but, relèvent des lois pénales. Si le prince Napoléon a tenté une révolution en France, il n'a entendu le faire qu'en acceptant toutes les conséquences légales de son fait, et aujourd'hui il repousse avec toute l'énergie d'un coeur généreux le bénéfice de l'illégalité qu'on lui impose.
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand Barrot Ferdinand Barrot Plaidoyer prononcé par M. Ferdinand Barrot… (1837)

Mais vous, messieurs les jurés; vous, citoyens, la loi et non la force vous fait ici les juges de vos concitoyens et les maîtres de leur destinée; rappelez-vous que la justice a le droit de miséricorde, et que la pratique de ce droit n'entraîne jamais de remords. On vous a dit qu'acquitter serait un crime : c'est une vaine menace dont vos consciences sauront s'affranchir. Je le déclare avec conviction , condamner dans l'état de la cause, ce serait une immoralité
Source : Gallica

Portrait de Ferdinand Barrot Ferdinand Barrot Plaidoyer prononcé par M. Ferdinand Barrot… (1837)

Le colonel Vaudrey prit les contrats : « Prince , répondit-il, je vous donne ma vie , je vous donne « mon sang; je ne les vends pas. » Et il déchira les obligations. C'était, sans doute, pour le prince un puissant auxiliaire que celui dont il venait de recevoir la parole ; certes, c'est en une telle occurrence que l'homme, s'il est ambitieux, se manifestera tout entier, et il ne reculera devant aucun sacrifice pour agrandir la route devant lui et en balayer les obstacles. Que fera le colonel Vaudrey?
Source : Gallica

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