Résumé

Jean-Baptiste Richard Les Causes d'une révolution. Un gouvernement représentatif et un mode électoral national… (1848)

Nul gouvernement ne sort de la nature, ne se forme de lui-même. Tous n'ont qu'une origine constitutive et sont oeuvre humaine. Ils ressortent d'une cause et sont le résultat d'un principe social, politique qui varie selon les lieux, les époques, les circonstances et les moeurs. En fait, un gouvernement peut être l'oeuvre du prince, d'un parti, de l'usurpation, de la force ; mais alors il n'est qu'une despotisme imposé, une tyrannie organisée. En droit, les gouvernements ne sont érigés que parles peuples, et chaque nation constitue le sien comme elle le veut, selon ses moeurs et son besoin
Source : Gallica

Jean-Baptiste Richard Les Causes d'une révolution. Un gouvernement représentatif et un mode électoral national… (1848)

Lorsqu'il est dans toute sa vérité, le mode de gouvernement représentatif est sans doute très beau et très avantageux pour une nation. Mais il faut le dire aussi, c'est le gouvernement le plus irritant lorsqu'il est mensonger, lorsque le pouvoir le dégrade par la fraude, la mauvaise foi et la corruption, lorsqu'il le fausse par l'action personnelle et le paralyse par de mauvais vouloirs, lorsqu'il le met en lutte avec un intérêt dynastique blessant toujours celui national, lorsqu'il efface l'action de l'égalité politique pour lui substituer celle de la plus riche individualité
Source : Gallica

Jean-Baptiste Richard Les Causes d'une révolution. Un gouvernement représentatif et un mode électoral national… (1848)

Le gouvernement républicain est le plus naturel, et bien dirigé il est le plus beau, le plus juste et le moins coûteux. Il est le plus dans les tendances des hommes libres; parce qu'il règle le plus sa politique sur l'exclusif intérêt des peuples, et parce qu'il laisse le plus à la volonté générale toute son action toujours précise et infaillible lorsqu'elle n'est ni gênée ni entravée par des intrigants politiques, par les sourdes menées et par les roués des partis : car, on égare un peuple; mais jamais un peuple ne s'égare de lui-même.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature