Résumé

Eugène Renault Observations sur le projet de loi électorale… (1831)

Lors même que la loi n'exigerait que 50 francs de contributions pour jouir de la capacité électorale, ce vice n'en existerait pas moins.
L'électorat est le premier degré de représentation des hommes composant la société politique; une nation de trente-deux millions d'habitans doit assurément compter plus de représentans que celle qui ne serait composée que de quinze millions d'hommes. C'est l'élite du peuple qui doit le représenter : l'intelligence et la fortune, voilà les présomptions de l'amour des citoyens pour l'ordre public; voilà les garanties qu'ils offrent à la société.
Source : Gallica

Eugène Renault Observations sur le projet de loi électorale… (1831)

DANS les circonstances ordinaires, une nouvelle loi électorale éveille la sollicitude de tous les citoyens; c'est un acte politique d'une haute importance. Dans les circonstances extraordinaires , après un bouleversement politique , lorsqu'un sceptre antique s'est brisé en éclats , lorsque la chute d'un trône de douze siècles ébranle encore le sol tremblant de la patrie, dans ces circonstances suprêmes, une loi électorale est pour le pays une question d'existence
Source : Gallica

Eugène Renault Observations sur le projet de loi électorale… (1831)

Puisque la cote des impositions directes constate approximativement la fortune des individus, et est, en quelque sorte, la seule garantie reçue de leur attachement à la sûreté de l'État et de leur amour pour la prospérité publique, il est juste de combiner la fortune et la population pour obtenir un corps électoral en harmonie avec les besoins et les idées de notre société
Source : Gallica

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