Résumé

Essai sur le suffrage universel et sur le moyen de le compléter (1870)

Est-ce à dire qu'il faille renoncer à la libre pratique du suffrage universel ? Non, assurément ! L'individualisme a conquis le droit d'envoyer un député au Corps législatif par chaque groupe de 35,000 électeurs ; c'est un progrès, il faut le respecter. Mais, en sauvegardant les intérêts de l'individualisme, il convient d'accorder de même l'émancipation politique aux autres parties constitutives de notre ordre social.
On ne saurait le nier, la lutte entre l'individualisme et les traditions qui forment la base de toute société civilisée, est le trait caractéristique de notre époque.
Source : Gallica

Essai sur le suffrage universel et sur le moyen de le compléter (1870)

L'individualisme, en effet, a bien ses députés, mais la commune, le canton et le département n'en ont pas ; ils constituent cependant autant d'unités différentes ; ils sont, chacun à leur rang, gardiens d'une tradition également indispensable au bien général, et c'est leur ensemble qui forme la nation. Si l'individualisme est le premier instrument du progrès, la commune, le canton et le département en sont les éléments conservateurs, et il n'est pas de société possible sans une
base conservatrice.
Source : Gallica

Essai sur le suffrage universel et sur le moyen de le compléter (1870)

Reconnu par la révolution de 1789, qui a proclamé la déclaration des droits de l'homme, émancipé civilement par le Code Napoléon, qui a établi l'égalité devant la loi, il est demeuré concentré, au point de vue politique, entre les mains de l'aristocratie et de la bourgeoisie, et c'est la révolution de 1848 qui l'a démocratisé d'une façon définitive, en dotant la France du suffrage universel.
Assurément, avec la diffusion des lumières, l'individualisme est le pionnier le plus ardent et le plus utile de la civilisation et du progrès.
Source : Gallica

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